Lettre 372 Désarmer le Hamas
Trump avance au pas de charge, plan B en tête. Malgré le refus d’Israël qui attend le dernier otage assassiné. Ran Gvili âgé de 24 ans, officier dans l’unité d’élite de la police (Yassam) en convalescence après une opération. S’est rendu le 7 octobre sur le front pour affronter les terroristes du Hamas. On lui attribue le sauvetage d'une centaine de personnes lors de la défense du kibboutz Alumim et l'élimination de 15 terroristes.
Il est décédé au combat et son corps a été emmené dans la bande de Gaza.
Qui sait où il se trouve.
Une phase B qui suppose que le Hamas dépose les armes. Car comment introduire qui que ce soit en zone hostile. Hamas est seul maître à bord.
Il a exécuté tous ses opposants qualifiés de collaborateurs avec l’ennemi sioniste. Avez vous entendu une voix s'élever dans les campagnes? Dans les campus? À sciences-po?
Nenni!
La force internationale qui doit se charger du désarmement du Hamas est comme l’Arlésienne. Des candidats sur le papier certes; mais ce n’est pas leur guerre.
Trump a réussi le plus facile: Constituer une structure provisoire de bric et de broc, avec les personnalités les plus improbables qui devraient gérer Gaza sur le plan civil et s’occuper de la reconstruction. Vaste chantier!
La composition de ce gouvernement se trouve dans la presse. Essentiellement des Palestiniens et quelques turcs au passage, dont le ministre des affaires étrangères. Bref, tout ce que Netanyahu voulait éviter. Et Trump comme grand manitou.
Car dans cette affaire, c’est la bonne volonté et l’argent qui manquent le moins. Une manne que le Hamas voudrait lui aussi capter.
En mettant la charrue devant les bœufs, Trump sait qu’on est parti pour des années. Et ceux qui déclarent que faute d’une armée internationale opérationnelle, c’est Tsahal qui fera le sale boulot, se mettent le doigt dans l’œil.
Pour plusieurs raisons.
Trump préfèrera un pourrissement à Gaza qu’une nouvelle intervention d’Israël. Pax América oblige, avec le Nobel en fond d’écran.
Le monde a la mémoire courte et la vue basse. Tsahal à échoué dans l’éradication du Hamas planqué dans ses tunnels et mélangé à la foule. Il a creusé 750 km de tunnels. Ils sont toujours là, du moins pour une bonne partie. Mais il n’a édifié aucun abri pour la population. Et à refusé de laisser entrer le moindre civil lors des bombardements.
Savez-vous pourquoi?
Pas pour respecter une priorité pour ses combattants. Pas par désintérêt pour la population. Pire que ça. Pour provoquer des dégâts collatéraux humains aussi nombreux que possible. Ce qui a abouti à la condamnation unanime d’Israël pour génocide. Le peuple palestinien a pour seul destin de servir de martyr pour mieux accuser Israël.
Donc ce qui bloque aujourd’hui, c’est le refus du Hamas de désarmer. Ça ressemble à une blague que de prétendre voir le loup se muter en brebis. Mais bon!
Pourtant, le plan de Trump est une opportunité unique et exclusive pour les gens de Gaza. Il est question de leur reconstruire gratuitement des villes, des hôpitaux, de écoles….. Du jamais vu.
Et quelqu’un dans le monde élève t il la voix pour exiger que le Hamas désarme? Y a t il la moindre manif à Paris par cette gauche extrême pour soutenir la population de Gaza face au Hamas.
Et que dire des Arabes israéliens qui s’identifient aux Palestiniens. Lèvent-ils le petit doigt pour soutenir le plan Trump et exiger à leur tour le désarment du Hamas? Pas un journaliste arabe qui écrit dans le journal de gauche Haaretz, ne prend position.
Hamas intouchable? Ou mission impossible?
Alors regardez bien.
Trump veux réaliser ce que personne n’a même envisagé. Régler le conflit israélo-palestinien en offrant aux Gazaouis un pays à faire pâlir le reste du tiers monde. La Riviera de la Méditerranée. Les moyens sont la. La volonté aussi?
Pas vraiment. La pierre d’achoppement n’est pas tant le Hamas que la crainte de perdre une arme pour discréditer Israël. Cette Riviera sonne comme un enterrement de première classe pour les antisémites. La souffrance des Palestiniens n’arrange pas que le Hamas. Elle arrange aussi les billes de ces mouvements néo-modernistes antisémites qui se nourrissent du sang palestinien pour mieux accuser Israël.
En cela ils sont les meilleurs soutiens du Hamas qu’ils s’abstiennent de critiquer.
Alors lisez bien ce que nous enseigne ce grand poète et écrivain palestinien (1941-2008) lors d’une interview:
« Je remercie D.ieu que ceux qui nous occupent soient les Juifs. Tout le monde s’intéresse aux Juifs. Si nous avions été occupés par d’autres, personne ne se serait intéressé à nous. »
Et pour cause puisque cette Palestine était occupée par la Jordanie entre 1948 et 1967. Quelqu’un a t il parlé alors de création d’un État palestinien?
Une autre version de la boutade bien connue: « No Jews, no news »
De la a considérer que la cause palestinienne n’a que pour seul soutien un antisémitisme rampant, il n’y a qu’un pas.
Et même lorsque Trump déploie des efforts considérables pour sortir les Palestiniens de l’ornière dans laquelle ils se sont mis en 1948, un silence assourdissant nous revient comme seul écho.
Alors bonne chance Mister Président!
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