Lettre 401 Israël ou l'inversion des valeurs
Les Israéliens aiment qu’on les aime. La formule parait « cucu la praline ». Mais elle s’applique au Juif en son ensemble, comme à tout peuple fier de son origine, de sa langue, de sa culture. En revenant sur l’histoire, le Juif, peuple déicide, a toujours été banni, persécuté. La Shoah en fut l’acmé. Ben Gourion proclame l'indépendance Le revirement s’est produit après la création de l’Etat le 14 mai 1948. Le petit poucet baptisé par l’ONU et se battant contre les oligarchies du pétrole fut soutenu, adulé, félicité pour sa bravoure. Ne venait-il pas de faire fleurir le désert, la où les autres laissaient croupir leur peuple dans une misère noire. Et cette exemplarité du modernisme devait rejaillir sur l’ensemble du peuple Juif regardé comme partie intégrante d’Israël, souvent à son corps défendant. « Français d’abord, Juif ensuite, Israélien pour quoi faire? » Les guerres se sont succédées, des accords ont été conclus, la paix semblait proche, la question palestinienne passée à l...