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Lettre 381 Journal de guerre J 2 + 3

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En quoi cette nouvelle campagne militaire en Iran est-elle différente de la précédente? L’appréhension est tombée. L’opération conjointe Ham Kelavy de juin 2025 avait permis de décomplexer les forces israélo américaines sur la possibilité d’entrer en guerre contre l’Iran sans subir de lourdes pertes. Mais après 12 petits jours, Trump avait sifflé la fin du match considérant  que le but était atteint: Destruction des sites nucléaires. Trump voulait demeurer homme de paix et ne pas être regardé comme un va t en guerre.  Avion furtif américain. Frapper sans être vu. Israël était resté sur sa faim. L’impression demeurait que dans toutes les opérations militaires, le monde occidental refusait de laisser Israël finir le travail. Ce fut le cas en fin de guerre du Kippour en 1973 alors que Tsahal était aux portes du Caire. Itou avec Gaza aux portes du dernier bastion du Hamas. Ainsi, on gagnait quelques années de calme grâce à l’affaiblissement de l’ennemi. Mais la menace n’était que ...

Lettre 380 Journal de guerre jour J 1

  Un Chabat ordinaire. Sortie vélo à 8-00. Temps frais 13 degrés, sortons couverts! Peu de circulation. Puis subitement une sirène. Pas celle d’une ambulance. Celle qu’on n’attendait pas. Qui s’était tue depuis des mois. Un enfant de 10-11 ans qui promenait son chien fait signe de le suivre pour se mettre à l’abri. Il est pâle. Stressé mais, sans précipitation, s’installe dans la cage d’escaliers. 8 h 15. Une première information par le téléphone indique qu’Israël vient de lancer une attaque préventive contre l’Iran.  Une seconde indique qu’il s’agit d’une alerte générale pour inviter la population à demeurer proche d’un espace protégé. Bref rentrer chez soi. Comme au bon vieux temps du Corona. Sortie vélo annulée. Et chacun d’allumer son téléviseur. Les chaînes israéliennes sont sur le pied de guerre (Sic) et diffusent en continue. Le calme revient. L’épée de Damoclès demeure sur l’ensemble du pays. Houties, Hamas, Hezbollah, qui ouvrira le feu en premier.  Cette attaque...

Lettre 379 Un conflit asymétrique

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  If you Have to shoot, shoot, don’t Talk. Cette maxime enseigne que les pourparlers diplomatiques dégénèrent rarement en conflits armés. Tous s’accordent à considérer que l’Iran ne cherche qu’à tirer les choses en longueur. A chaque rupture de dialogue, les négociateurs reviennent avec des propositions qu’ils s’empressent ensuite d’édulcorer. Le porte avion Gérald Ford devant Haïfa Pourtant Trump s’évertue à répéter que les Iraniens veulent un accord et que lui-même préfère aboutir par la voie diplomatique. En Israël, les autorités sont persuadées que les négociations vont échouer puisque Trump exige une sortie de crise rapide.  Alors regardez bien. Le second porte avions Gérald Ford vient d’accoster au large de Haïfa. Sa mission serait de protéger Israël  contre les tirs iraniens. Et, mesure rarissime, les USA   recommandent à leur ressortissants de quitter Israël tant qu’il y a encore des vols et si possible encore aujourd’hui. En Israël, le message a été reçu 5/5...

Lettre 378 La diplomatie avec l’Iran est un leurre

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Le monde moderne veut résoudre les conflits par la diplomatie. Deux guerres mondiales aux effets dévastateurs ont suffit à neutraliser les appétits guerriers. Et les quelques conflits qui ont suivi ont été autant d’échecs cuisants, l’Indochine pour la France puis le Vietnam et l'Afghanistan pour les USA.  Forces américaines massées autour de l'Iran Pourtant il est clair pour tous que le recours à la diplomatie avec un idéologue comme Hitler fut la plus grande pantalonnade du siècle passé.  Alors pourquoi donc ce monde occidental s'évertue-t-il  à parlementer depuis deux décennies avec un régime totalitaire fondamentaliste et pour le coup génocidaire. Oublie t on qu’il met tout en œuvre pour encercler Israël en vue de sa destruction. Mais si on interroge un quidam sur la réalité de cet objectif, il vous répondra foutaises. Elucubrations. Gesticulations. Et pourtant! Car dans ce dernier tour de poker menteur, les derviches tourneurs d’Iran menacent de lancer en un seul jet ...

Lettre 377 La chasse contre le terrorisme est ouverte

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  Option militaire, option diplomatique. Ces deux possibilités sont sur la table. Tant pour ce qui concerne l’Iran, qu’en ce qui concerne Gaza. L’exigence est au désarmement. Pour l’Iran, la recette est simple, voire simpliste. Amasser le maximum de forces militaires aux portes de l’ennemi. En attendant que les Ayatollahs cèdent. Ou qu’ils commettent la faute qui donnera à Trump la légitimité d’attaquer: l’envoi de missiles ou un nouveau massacre de son peuple. L’Iran allume un contre feu en organisant des manœuvre navales dans le détroit d’Ormuz.  Nul ne sait ce que le sort décidera. Il faut juste espérer que la montagne n’accouchera pas d’une souris. Un accord « couillon » qui ne fera que repousser la question. Pour Gaza, regardons l’évolution de cette non guerre dans laquelle Trump nous place. Car chaque jour apporte son lot d’attaques ponctuelles provoquées par Hamas et dont personne ne parle. Hamas semble ne rien vouloir accepter malgré l’accord de principe qu’il a donné ...

Lettre 376 Le comité de la paix en ordre de marche

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  La visite de Netanyahu à la Maison Blanche vaut le détour. A t il fait chou blanc? Ou serait-ce ce jeu de Saint Nicolas et du père Fouettard bien connu des inspecteurs de police. Ou encore le bon, la brute et le truand, les Iraniens endossant le troisième costume.  Essayons de comprendre comment avance le plan Trump.  Trump, président du Conseil de Paix En arrivant à Washington, Netanyahu a été reçu par Kushner et Witkoff qui lui ont tendu un stylo pour signer la participation d’Israël au Board of Peace. Condition sine qua non de la réception par Trump. Il a ainsi agréé la présence de la Turquie et du Qatar dans cette instance présidée par Trump qui doit prendre en main le destin de Gaza. Désarmer le Hamas et reconstruire cette enclave qui pourrait bien devenir cet inénarrable État palestinien, petit Monaco du Moyen-Orient. Tel le phénix renaissant de ses cendres. Une conférence fondatrice de ce Conseil de Paix aura lieu le 19 février à Washington. Reste à savoir qui re...

Lettre 375 L’aide humanitaire, la manne du Hamas

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  Pour une  fois, il ne sera pas question de Trump! Est-ce bien possible? Il pourrait bien prendre le sujet en main. Il aime tant passer du coq à l’âne. Le passage de Rafah vient d’ouvrir ses portes dans les deux sens. Il y a les mesures possibles, surtout celles qui dépendent d’Israël. Il y a celles qui n’avancent pas car elles dépendent du Hamas. Mais patience et longueur de temps valent mieux que force ni que rage. Un passage limité au strict minimum Rafah est le seul point de passage qui n’est pas frontalier avec Israël, mais avec l’Egypte. Il est constant que la contrebande passait par là ou par les tunnels qui donnent sur le Sinaï égyptien. Avec l’assentiment du gouvernement égyptien bien qu’il s’en défende. Version  jésuite. Après avoir mis son véto, Netanyahu a plié sous condition qu’il y ait plus de sorties que d’entrées. Et sous contrôle de Tsahal à distance.  En rouge, la zone sous contrôle israélien, en gris, celle où se trouve la population sous contrôle...