Lettre 182 Journal de guerre J1
Comme un coup de tonnerre dans un ciel azur sans nuage.
Nous sommes réveillés à 6 heures 30 par une sirène d'alarme. On saute sur la radio qui annonce les points de chute des missiles tirés depuis Gaza. Nous sommes exceptionnellement dans le collimateur.
On passe de la chambre à coucher au Miklate, la pièce antimissile avec porte et fenêtre blindées.
On entend quelques "boums" du dôme de fer qui envoie des missiles anti roquettes. Et puis le calme.
Par contre le sud subit un bombardement massif. 2500 tirs en quelques heures.
Rien ne présageait une telle attaque, on avait presque oublié ce type d'incident qui se termine généralement par une trêve. On enterre la hache de guerre jusqu'au prochain round.
Aujourd'hui fête de Simh'ass Torah et chabbat, personne ne sort et on demeure confiné en respect des recommandations de l'état-major.
Simh'ass torah est une fête joyeuse, où l'on recommence la lecture de la Torah depuis le début par la création du monde.
On danse dans la synagogue avec les rouleaux de la Thorah. Mais la fête est gâchée.
Car on apprend que des activistes lourdement armés on réussi a franchir la frontière depuis Gaza pour investir plusieurs localités du sud.
Ils sont arrivés par air, terre et mer sans encombre. L'armée était aux abonnés absents.
Mais l'heure n'est pas aux critiques ou à la recherche de responsabilités.
Il faut sauver le soldat Ryan!
Vers midi, une seule victime est à déplorer malgré la pluie de missiles.
Par contre le scénario qui ne devait jamais se produire vient de se réaliser. Les loups sont entrés dans Paris.....Combien sont-ils ? Des dizaines, des centaines!?
Ces terroristes sont entrés dans les localités du sud et ont tiré sur tout ce qui bouge. Le bilan risque d'être lourd, très lourd.
Ils ont pénétré les maisons où les habitants se sont barricadés dans les abris en essayant de les déloger pour les abattre.
Le scénario catastrophe.
L'armée et les unités spéciales ont investi les lieux et des tirs nourris ont été entendus pendant plusieurs heures. L'opération est encore encours dans une dizaine de localités. Plusieurs centaines de terroristes auraient été abattus.
Le compte de leurs victimes fait froid dans le dos. Il y aurait entre 150 et 200 civils abattus.
Jamais le pays n'avait été confronté à un tel fiasco.
Mais le pire ne sera connu que le soir: Une cinquantaine de civils et de militaires seraient entre les mains des terroristes qui les auraient ramenés à Gaza. Leur sort est des plus incertains.
Le gouvernement à déclaré que le pays était en guerre. Il a mobilisé les réservistes. Les engins de guerre et les troupes affluent.
Les commentateurs semblent tous d'accord pour qu'une vaste opération de représailles soit engagée mais pas comme les précédentes. Il serait question d'entrer dans Gaza. On sait combien une telle aventure est lourde en perte humaine.
Le Hamas le sait et se sent intouchable.
Et puis il y a la question des otages. Le Hamas n'hésitera pas à s'en servir comme moyen de pression et les abattre un à un s'il se sent en danger.
Les lois de la guerre n'ont pas cours de ce côté de la frontière.
Les bombardements de représailles sur Gaza ont commencé. Et une pluies de missiles touche désormais Tel-Aviv.
La nuit promet d'être troublée.

Merci pour cette lettre « de l’intérieur ». Et tellement glaçante, cette prise d’otages ! Je partage vos émotions et vous embrasse.
RépondreSupprimerMassacres délibérés.Otages .Terrible pour eux et leurs familles.Rien ne peut le justifier.On serait tenté de dire que cela n'est pas une guerre mais un acte de terrorisme.Reste que la participation avouée de certain(s )Etat(s) change la donne et va sans aucun doute entrainer dans un avenir plus ou moins proche des "mesures " radicales de la part d'Israël, une fois le nettoyage interne achevé avec le dilemme que l'on sait.
RépondreSupprimerUne page en tous cas semble s'être tournée.Rien ne sera comme avant.L' objectif de destruction et éradication de l'Etat d'Israël ne pourra plus guère être contesté.
Gageons que les politiques sauront tirer toutes les conséquences des dysfonctionnements qui ont créé ce contexte de vulnérabilité incroyable.Soutien.