Lettre 184 Journal de guerre J+3

 On commence à y voir plus clair.

Le peuple d'Israël sort de sa léthargie et se mobilise aux côtés des militaires rappelés en masse. Habits, nourriture, aide aux enfants déplacés dans les hôtels après évacuation.....

Mais attention. La patrie est en danger! Le peuple juif se cabre, reprend des forces mentales, remonte tous ses ressorts et sa réaction sera brutale et fulgurante.

Il semble qu'enfin la totalité des terroristes entrés en masse soit éradiquée et que la sécurité intérieure soit rétablie.

Ces "animaux" ont utilisé des méthodes dignes de DAESH ou plutôt des Nazis.

Le 7 octobre à 6h30, cinquante ans jours pour jours après la guerre de Kippour, ils ont déclenché la blitzkrieg par l'envoi massif de roquettes et missiles de sorte que la population s'est mise aux abris.

Au même moment, un millier de terroristes ont défoncé la clôture de sécurité à plusieurs endroits et ont investi des campements militaires peu défendus en raison des fêtes et les militaires présents ont été submergés par l'ennemi.

Ils se sont battus mais ont été soit abattus, soit emmenés de suite à Gaza et faits prisonniers.

Arrivés dans les localités bordant Gaza, ils ont appliqué la méthode de la shoah par balles de sinistre mémoire.


A Babi Yar la première technique d'extermination

Dans une fête rassemblant quelques milliers de jeunes, ils ont tiré à bout portant sans distinction.

Puis ils ont investi les maisons et abattu les familles.

Le chiffre actualisé frise les 1.000 victimes et environ 100 à 150 otages.

La encore, des combats inégaux ont eu lieu pour repousser les terroristes. La lutte fut vaine.

Il a fallu toute l'expérience et le courage des unités spéciales pour nettoyer le secteur dans des combats de rue. Le sang a coulé des deux côtés.

Ce massacre à la tronçonneuse bouleverse les règles du jeu.

Nous ne sommes plus dans une opération classique où le dôme de fer arrête les missiles, mais face à une agression orchestrée pour tuer des juifs, nier leur existence en tant qu'être humain.

La prise d'otages civils depuis les enfants en bas âge jusqu'au vieillards séniles en est la preuve flagrante.

Aussi des mesures drastiques viennent d'être décidées telles suppression de tout approvisionnement en eau, électricité et nourriture. Blocus général.

A la guerre comme à la guerre!

Les bombardements massifs de ce jour ont frappé les immeubles de grande hauteur de Gaza d'où  les missiles sont tirés sur Israël.

Jusqu'à ce jour, Tsahal a toujours respecté la règle de la proportionnalité entre attaque et défense. Les résultats ont été peu probants, les terroristes se servant de la population comme bouclier humain. (Y compris dans les sous-sol des hôpitaux, écoles  ou mosquées)

La discussion porte sur l'application de la théorie de la DE'ACHYA, nom d'un quartier de Beyrouth où le commandement Hezbollah s'était réfugié lors de la guerre du Liban2.

L'armée à rasé le quartier sans tenir compte des dégâts collatéraux et les conséquences avaient été immédiates pour rétablir l'équilibre des forces.

Car face à l'usage de la terreur, les forces conventionnelles demeurent de faible portée.

Ce soir, Netanyahu a pris un air martial pour annoncer le programme des festivités. Le but annoncé est de priver le Hamas de toute possibilité d'attaque contre Israël.

Avec quels moyens, quelle stratégie ? Invasion ? Et comment coordonner cette action avec la question des otages? 

Et si le Sud Liban venait à entrer dans la danse. Car précisément des infiltrations de terroristes ont été déjouées par Tsahal et des bombardements ont été échangés. 

Bibi semble envisager un règlement militaire total contre les fronts nord et sud. Mais cela représente la queue du serpent. La tête se trouve ailleurs: à Téhéran.

L'Amérique envoie un message lourd de sens en détournant le porte-avions USS FORD dont la force de frappe est de nature à décourager les plus téméraires.

Ce qui est sûr c'est cette guerre va durer. Le monde stupéfait semble autoriser une action lourde. Mais cette fenêtre de tir est volatile.

Dans huit jours on aura oublié nos martyrs et on ne verra sur les médias que la misère du peule gazaoui.

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