Lettre 186 Journal de guerre J+5
Bienvenue en enfer!
Hier l'armée à autorisé l'accès aux journalistes dans les localités martyrs. L'horreur qui en est résultée a bouleversé Biden lequel a prononcé un discours de soutien marqué suivi d'actes (Livraisons d'armes, envoi de sa flotte...)
Mais ce matin il est patent que les chiffres annoncés explosent: En quelques heures 2.000 personnes auraient été massacrées dont 170 soldats qui se sont battus pour bloquer l'accès aux terroristes arrivés par flots continus submergeant la garde réduite en ce jour de chabbat et fête.
La encore les chiffres posent une légitime interrogation. Qui a permis ce fiasco?
Une réponse qui semble recueillir l'assentiment de la majorité des commentateurs, c'est que la politique de Netanyahu consistait à affaiblir Abou Mazen en Palestine en accordant au Hamas de Gaza tout ce qu'il lui demandait.
Le résultat c'est qu'un calme relatif régnait à la frontière sud mais il était patent que le Hamas avait déplacé ses attaques en Palestine (Judée Samarie) et que l'essentiel de l'armée y était mobilisée.
En fait, tant l'état-major que les politiques étaient persuadés que le Hamas était amadoué à Gaza grâce à l'élargissement des autorisations concédées. (Permis de travail, passage de fonds du Qatar, matériaux, fourniture d'énergies)
La frontière sud étant dégarnie, l'attaque surprise fut un jeu d'enfant.
Cette politique est un échec cuisant. Il n'y a pas de compromis possible avec un état terroriste à sa porte dont la seule idéologie est la destruction d'Israël.
Ceci implique deux considérations.
1) Revoir le logiciel dans la conception des relations avec cet Etat islamique.
C'est-à-dire revenir au blocus total tel qu'il existait auparavant et que l'Egypte appliquait avec nous.
Certes, ce blocus nous a valu des critiques acerbes sur le plan de la catastrophe humanitaire qu'il engendre.
2) Il faut donc éradiquer le Hamas par tous moyens.
Ce qui suppose la encore un changement de logiciel. La guerre conventionnelle avec respect des lois de la guerre ne produit aucun effet. Car un Etat terroriste ne les respecte pas et se sert de la population pour se protéger.
Les Américains l'ont bien compris au Japon avec les kamikazes et en Allemagne avec les Nazis.
Ils ont rasé ces deux pays pour les mettre à genoux.
On attend d'un pays à haute moralité comme Israël qu'il n'utilise pas ces méthodes pardonnées à d'autres; mais EIN MANOS (Pas d'alternative).
Et les otages?
On n'a pas encore de décompte exact mais le chiffre de 200 parait concret. Ils seraient enfermés dans les zones souterraines de Gaza servant d'abri aux dirigeant du Hamas.
En contrepoint, Tsahal a capturé au moins autant de terroristes lors des combats de rue qui se sont déroulés lorsque l'armée a pu pénétrer les lieux.
Mais ils ne représente guère de valeur puisque le but avoué du Hamas est de faire libérer le ou les milliers de terroristes emprisonnés à vie dans les geôles israéliennes.
On se souvient que pour faire libérer le soldat Gilad Shalit, Israël avait libéré en 2011 un millier de terroristes dont certains furent impliqués par le suite dans des attentats.
Dans l'immédiat, le gouvernement annonce qu'il sera temps de s'occuper d'eux après la fin de la guerre. Bon...
Et voici que le front nord s'enflamme. A priori Nasrallah qui y dirige les milices du Hezbollah n'était pas au courant de la date à laquelle l'attaque était fixée.
Il n'y aurait pas eu synchronisation. Mais la force avec laquelle l'aviation frappe à Gaza semble le modérer dans ses actions qui pourraient devenir autrement destructrices.
L'appel du président Biden qui a dit deux fois DON'T sur fond de porte-avions parait le porter à réflexion. Il se trouve face à une mobilisation inédite depuis la guerre du Kippour. Certainement 200.000 hommes prêt à envahir le sud Liban.
Il attend ses ordres de Téhéran. Est-ce l'heure? Nous le sauront demain.
La presse israélienne balance entre deux ancrages: Les actes de bravoure des citoyens et soldats qui ont sauvé des vies lors de l'attaque surprise du 7 octobre et les carence du gouvernement dans la gestion des drames humains qui se déroulent sous nos yeux ébahis face aux familles endeuillées ou otages.
Peu d'empathie et un manque patent de structures pour répondre au malheur qui les frappe.
On nous annonce la formation d'un cabinet de crise incluant des représentants de l'opposition. C'est un premier pas important vers l'union sacrée.
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