Lettre 298 La FINUL exemple de soumission au terrorisme

 Qui sont donc ces soldats de la paix, les yeux et les oreilles de l’ONU, ces observateurs dont on ne parle jamais et dont les rapports demeurent lettre morte.

Et que peuvent ils faire face aux terroristes islamistes avec la fleur au fusil?

Rappel historique.

Le Liban fut sous mandat français de 1920 à 1943 date à laquelle il déclare son indépendance. 

Lorsqu'Israël déclare à son tour son indépendance  en 1948, le Liban s'associera à la coalition arabe et depuis lors se trouve en état de guerre avec Israël, pays avec lequel il n'a aucune relation diplomatique.

En 1978 un commando de fedayn de l'OLP, organisation basée alors au Liban, débarque sur une plage israélienne, arraisonne un bus qui prendra feu et provoquera la mort de 38 civils à proximité de Tel-Aviv. Massacre de la route côtière

Cet attentat le plus meurtrier en Israël avant celui du 7 octobre sera le déclencheur de l'Opération Litani dans le cadre de la guerre civile libanaise dans laquelle Israël soutenait le clan Chrétien contre les Palestiniens.

Après quelques jours de combat, Israël établit une zone tampon de sécurité entre sa frontière nord et le Litani dont elle confie la surveillance à une milice, l'Armée de sud Liban. (ASL)

C'est pour garantir le départ de Tsahal que l'ONU va y envoyer des casques bleus dans le cadre de la FINUL (Force intérimaire des Nations unies au Liban)

Israël envahi le Liban en 1982 pour mettre fin aux tirs incessants de l'OLP. C'est l'opération "Paix en Galilée". L'OLP dirigée par Yasser Arafat évacue ses forces vers Tunis.

En 1985 Tsahal se retire mais conserve ses positions militaires au sud Liban. Le Hezbollah prend alors la place de l'OLP.

A partir de 2000, Israël se retire totalement et la FINUL est chargée d'aider le Liban à restaurer son autorité.

La seconde guerre du Liban a lieu en 2006 suite à l'intrusion d'un commando du Hezbollah qui tue 8 soldats et en capture deux autres gravement blessés. Leurs dépouilles seront échangées contre quatre terroristes.

Après 33 jours de combats, la résolution 1701 de l'ONU met fin à cette guerre, laquelle suppose que l'armée libanaise prend position au sud Liban, assure le désarmement du Hezbollah et empêche toute milice armée de demeurer sur son sol.

Le tout sous le contrôle de la FINUL dont les effectifs sont portés jusqu'à 15.000 soldats.

Mais l'armée libanaise s'est effondrée, la Syrie a pris le contrôle du Liban pour un temps et le Hezbollah s'est renforcé.

C'est à cet instant qu'il convient de s'interroger sur l'action de la FINUL au moment où Tsahal a pénétré au sud Liban.

Le principe de base de cette force internationale composée notamment de 700 français est d'observer sans intervenir militairement, sauf cas de légitime défense. Elle est sensée apporter son coucours à l'armée libanaise pour recouvrer sa souveraineté et démanteler les bastions du Hezbollah.

Lorsque Tsahal a pénétré au sud Liban en octobre dernier, des installations du Hezbollah ont été dévouvertes à proximité directe d'une base de la FINUL. Point d'observation, stock d'armes, bunkers souterrains..... Tsahal a tout détruit. Le rôle de la FINUL était d'empêcher ce type d'installations. Mais elle est demeurée aveugle et sourde malgré le danger évident d'intrusion en Israël.

Passivité ou complicité?

Et c'est à cette force qui n'a rien fait pendant 46 ans que le nouvel accord passé avec le Liban confie le désarmement du Hezbollah. Elle n'en a ni la volonté, ni la force. Les braves soldats de la FINUL n'ont qu'une envie, finir peinards leur temps de mission, et rentrer chez eux entiers. Ils savent que s'ils s'opposent au Hezbollah, ils rentreront chez eux entre quatre planches.

Israël a accepté année après année le renouvellement du mandat de la FINUL dans l'espoir qu'elle devienne l'intermédiaire entre l'armée libanaise et Tsahal. Avec le temps, des rapports directs se sont installés.

Le problème c'est que les discussions avec la FINUL ou l'armée libanaise fuitaient au Hezbollah qui s'organisait pour échapper à tout contrôle.

A titre d'exemple, en 2018 le Hezbollah a planté des arbes sur la frontière pour masquer ses bases en intervenant sous couvert d'une association bidon de défense de la nature. Rapidement des activistes ont pris position et surveillaient les bases voisines de Tsahal. Le Hezbollah a interdit aux patrouilles de la FINUL de controler ces postes avancés sous le prétexte fallacieux qu'il s'agissait d'espaces naturels protégés.  

Lorsque des roquettes furent tirées de ces "espaces naturels" sur les bases de Tsahal, la FINUL  a demandé l'autorisation de les contrôler mais l'armée libanaise s'y est opposée prétendant qu'il s'agissait de propriétés privées.

La FINUL sous couchée. L'ONU n'a exercé aucune pression.

Le même cas c'était déjà produit en 2010 lorsqu'une explosion s'est produite près de Tyr. Tsahal a aussitôt envoyé un drone d'observation qui a déterminé qu'il s'agissait d'un stockage d'armements qui avait explosé. 

L'information a été transmise aussitot à la FINUL pour qu'elle dépêche dune patrouille sur les lieux. Elle a prétendue que ses soldats étaient sur place alors que les images du drône montraient que des soldats chargeaient des missiles sur des camions puis les déchargeaient dans une mosquée proche des lieux.

La FINUL n'a rien fait. 

Mais dans cette affaire il y a des gagnants.

D'abord pour les pays qui envoient leurs soldats et leurs ingénieurs, ce qui leur procure de larges prébandes financières prélevées sur les 500.000 millions de dollars financés par les membres de l'ONU.

Puis pour les autochtones qui délivrent des services aux bases militaires. 

Plus de 1700 violations du Hezbollah ont été rescencées en un an par la FINUL. Mais en parallèle, le Liban s'est plaint de transgression de son espace aérien par l'aviation israélienne. L'ONU a donc sorti un rapport annuel mettant les parties dos à dos en considérant qu'il y avait des transgressions mutuelles sans prendre aucune mesure. 

Voila résumées les limites dans lesquelles une telle "force internationale" défie toute logique et mérite plutot le qualificatif de soldats de l'impuissance.

Dans l'immédiat, Tsahal occupe encore le terrain pour 60 jours.

Après, "Eloïm Gadol" comme on dit ici. (D.ieu est grand)


Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Lettre 330 L’Iran frappée au cœur

Lettre 342 Du théâtre à la politique

Lettre 335 Finir la guerre à Gaza