Lettre 303 Netanyahu a peur du retour des otages
Un mort, c’est un drame. Un million de morts c’est une statistique. (Staline)
Mais 100 otages, c’est quoi?
Que nul ne soutienne qu’on ne pouvait pas les faire libérer. Il y a un prix à payer. Netanyahu négocie depuis 12 mois sans véritable volonté. Hors de question d’arrêter la guerre à Gaza avant que le Hamas soit totalement décimé.
Mais de quoi a t il peur?
Que sait-il que nous ne sachions pas? Que nous cache t on ?
Il y a un obstacle autre que la simple obsession de Ben Gvir d’occuper la bande de Gaza.
Bibi exige une liste des otages que le Hamas refuse de lui fournir avant l’arrêt des combats.
Une liste!
Mais pour quoi faire?
Et toujours ces négociations qui tardent pour finir par capoter.
Et ces familles qui tour à tour recommencent à espérer, et Bibi qui annonce qu’il y a une avancée notoire. Ils seraient bientôt de retour. Espoirs qui sont autant de soulagements puis échecs qui sont autant de cœurs arrachés, labourés, hachés menus.
En qui croire encore?
Il y a donc un mobile supérieur qui fait obstacle.
A quoi pensez vous?
Qu’ils sont presque tous morts? Certains le prédisent depuis longtemps. Le peuple ne lui pardonnerait jamais.
Qu’ils reviennent en zombis, qu’ils crachent à la figure de Netanyahu pour les avoir par deux fois abandonnés.
Que les soldates reviennent avec des nouveaux nés dans les bras!!!
Y a t il une horreur que Netanyahu veut à tout prix éviter?
Les familles endeuillées ont réclamé les derniers enregistrements des soldates et soldats avant qu’ils ne soient abattus ou capturés.
Entendre les derniers mots d’adieu. C’est humain, c’est un dû. Mais l’état-major a refusé. Seuls les enregistrements de la veille leur ont été communiqués. Mais pas ceux du 7 octobre à 6h30.
Trop durs. Trop cruels. Trop accusateurs. Appels au secours, prière du Kaddish. « Chema Israël…… » (Ecoute Israël)
Ces enregistrements sont la base de l’acte d’accusation. Où était Tsahal ?
Et voilà des familles qui n’ont plus confiance en personne, ni aux hommes politiques, ni à l’armée.
Le paradoxe, c’est que ces soldats, ces policiers, ces unités de défense civile se sont battus comme des lions. Mais ils furent submergés.
Si Netanyahu pense que patience et longueur de temps l’exonèreront de cette lourde responsabilité, il se trompe. Les otages sont le cœur battant du pays. En Israël, on abandonne jamais ses soldats. Surtout pas aux mains de terroristes. Encore moins quand on a été défaillant en les livrant à un combat perdu d’avance.
Et pour preuve ce combat des familles qui ne faiblit pas. Espoirs, désespoirs. Cruauté mentale. Ajouter la persécution au drame.
Et quelqu’un s’est il intéressé à leur situation matérielle? Mentale? Certains ont arrêté de travailler. Plus la force. D’autres ont les enfants des soldats en charge.
Mais il faut l’avouer, la population a baissé la garde, les médias demeurent actifs mais à quoi bon?
Tout dépend d’un seul homme. Il pense transformer le Moyen Orient en lançant le pays dans une guerre tous azimuts et infinie contre le djihadisme.
Contre les Houtis à 2.000 km. Il est vrai que la coalition anglo-américaine mérite d’être réveillée. Mais que feront-ils qu’ils n’ont pas fait à ce jour?
Ils acceptent l’inacceptable. Trump veut mettre fin à la guerre mais sans combattre. Illusion.
La négociation n’est pas rompue. Elle est gelée, suspendue. Le Hamas était censé modérer ses exigences. Il l’a fait mais pas assez.
Pas assez. C’est quoi pour un otage? Pour cent?
Netanyahu ne peut reconnaître qu’il a abandonné les otages dans l’intérêt supérieur de la nation. Alors il négocie, envoie des émissaires, puis accuse le Hamas de revenir sur des conditions initiales.
Faire comme si.
Le prix à payer est toujours trop cher.
Alors il est temps de tirer les conclusions. Et dire une fois encore ce mantra des premiers jours:
« On ne fait pas la guerre avec 250 otages chez les terroristes ou alors c'est qu'on les abandonne à leur triste sort. »
Mais qui sommes nous pour juger la stratégie. Pourtant après la tragédie du 7 octobre, comment ne pas s’interroger sur la lucidité de nos dirigeants. Car ce sont toujours les mêmes, responsables mais pas coupables.
On nous avait exposé que nous serions en position de force après les exploits répétés de Tsahal et du Mossad.
C’est sans compter avec une autre constante: Le terrorisme a une logique qui n’est pas la nôtre. La vie comme valeur cardinale, la mort comme destinée suprême.
Comme on dit en Alsace, « A chacun le sien ». En France de l’intérieure, « chacun voit midi à sa porte ».
En hébreu : כל אחד רואה את העולם דרך העיניים שלו
(Chacun voit le monde à travers ses propres yeux)
Ou encore כל אחד דואג לעצמו (Chacun s’occupe de soi-même) ou plus populairement « Chacun s’occupe de ses fesses! »
Car on en est là. Et on voit mal ce qui pourrait dénouer le noeud gordien pour ces malheureux otages.
Avez vous une solution? Une immolation par le feu?
La souffrance comme l’amour est souvent aveugle.
Humour noir:
Hannouka fête des lumières. On allume chaque soir une bougie de plus jusqu’au Huitième jour. De quoi éclairer la lanterne de Netanyahu sinon celle des otages dans leurs sombres tunnels.

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