Lettre 330 L’Iran frappée au cœur

 Trump a savonné la planche aux Iraniens et fournit à Israël un motif légitime d’attaquer.

Il a retenu la main de Tsahal pour lancer une négociation qui avait peu de chance d’aboutir, puis devant le refus attendu de l’Iran, a donné son feu vert  à Netanyahu.

Tout ne serait qu’une vaste opération simultanée et théâtrale pour tromper les Iraniens? Les surprendre. Comme nous furent surpris le 7/10?

On sait que l’armée de l’air s’entraîne depuis des mois pour cet instant historique. Que l’attaque contre les Houties à une distance identique n’en étaient que les prémices. Les frappes du 14 avril 2024 ont détruit les radars et systèmes anti aériens iraniens et annonçaient une attaque contre les sites nucléaires.

Cette attaque a tardé. Elle était écrite, nécessaire, vitale. Elle survient à la 90ème minute du match. L’Iran disposait de tous les éléments pour parachever sa bombe. Ils ont menti sans vergogne. Mais ils n’ont trompé personne.

Qui a peur de l’Iran?

Ce régime soutenu par moins de 20% de la population possède une armée poussive, ni aviation ni blindés dignes de ce nom. Leur arsenal de drones et de missiles sophistiqués est certes impressionnant, mais il est la cible des attaques qui vont se prolonger les prochains jours. De jour comme de nuit.

Il existe en Iran une opposition déterminée qui n’hésite pas à renseigner le Mossad ce qui explique combien les attaques sont ciblées, notamment contre les chefs militaires frappés cette nuit. L’état-major est décimé.

La peur n’empêche pas le danger.

L’Iran est coutumière de menacer de vengeance. De faire payer le prix fort. Mais que peut-elle faire de plus que ce qu’elle fit auparavant. Tous ses drones et missiles avaient été interceptés par le Dôme de fer. Ce matin, cent drones ont été abattus avant même qu’ils ne pénètrent en territoire israélien.

Et voilà qu’enfin le peuple est à l’unisson. Il est prêt à affronter le choc des bombardements. Quel qu’en soit le prix. Car cette intervention contre la tête de la pieuvre était redoutée mais espérée. On ne pouvait en faire l’économie. Disparues les dissensions sur la guerre à Gaza. Tous unis dans cette guerre des étoiles.

Mais l’ambiance sur place évolue entre crainte apocalyptique et nonchalance inconsciente. L’Iran est en feu. Les frappes s’enchaînent sans véritable résistance. Dans quelques jours, le bilan permettra de démontrer que les sites militaires sont détruits. L’Iran n’aura pas le temps de riposter. Frapper, frapper encore, frapper sans cesse. Casser la machine de guerre ennemie.

Un paramètre mérite d’être apprécié. Y a t il un plan pour renverser le gouvernement des Ayatollas? Ce régime mate l’opposition mais, affaibli, il pourrait bien devenir la proie d’un peuple nostalgique de la période du Shah Pahlavi renversé en 1979 par Khomeini.

Et que dire de la répression terrible qui s’abat sur les manifestants et opposants.

45 ans de totalitarisme religieux, une génération. Ça suffit!

Trump a perdu la partie en Ukraine. Poutine l’a embobiné. Il lui reste l’Iran pour postuler pour le prix Nobel de la paix. Comment? Une seule voie, débarrasser le peuple de ses tyrans et le monde de ce régime qui terrorise tout le Moyen-Orient.

Alors, et alors seulement nous pourrons tous souffler. Car voici que le panorama change. Au Liban le gouvernement prend le taureau par les cornes et s’emploie à désarmer le Hezbollah. En Syrie, les ex-Daesh font montre d’esprit de conciliation.

Il ne reste que le Yémen et l’éternelle question de Gaza passée au second plan. N’est il pas écrit dans la lettre précédente « une guerre en cache une autre! »

Le Monde stupéfait, sidéré, regarde cette attaque comme celle de la guerre des Six Jours ou du Kippour. En moins d’une semaine, il ne restera rien de la supposée nuisance iranienne. Il faut y croire. Tsahal s’y est préparé. Tsahal le peut. Tsahal le fera. Avec des moyens de haute technologie, comme avec les beepers.

Les USA sont en réserve en cas de nécessité. Le scénario est en marche. Rien ne l’arrêtera. C’est écrit.

L’Iran n’aura pas la bombe atomique. L’Iran va cesser d’être une menace. L’Iran va changer de visage. Son peuple est opposé à cette idéologie mortifère. Il veut enfin vivre libre.

Mais demeurons sur nos gardes.

Il faut serrer les pouces plutôt que les fesses.

Ce qui ne nous détruit pas nous renforce.

Ayons une pensée pour ces pilotes de chasse valeureux qui servent au péril de leur vie.


Commentaires

  1. Daniel Rambeau13/06/2025 17:02

    Arrête d'encenser Trump...il n'aura jamais le Nobel.

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    1. Obama l’a reçu mais n’a fait que parler de paix. Trump en parle aussi mais agit. Je doute par contre qu’on le lui attribue. Il a tant d’opposants.

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  2. "L’Iran disposait de tous les éléments pour parachever sa bombe. Ils ont menti sans vergogne. Mais ils n’ont trompé personne."

    Cela fait 30 ans exactement que Netanyahu répète à foison que l'Iran est sur le point de se procurer la bombe. On peut se poser la question de qui ment sans vergogne.

    https://x.com/TheDailyShow/status/1935048445984665786

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    1. Avec ou sans.bombe, l’Iran est un danger absolu. On ne pouvait faire l’économie de ces frappes.

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