Lettre 348 Israël sur le chemin du colonialisme

 La destruction de la ville de Gaza va jeter à la rue près d’un million de personnes forcées de migrer à 20 km vers le Sud.

Il est vraisemblable que l’opinion internationale se lance dans une critique acerbe générant embargo sur les armes et boycottes divers et  multiples.

Des voix s’élèvent en Israel pour appeler à une réaction immédiate pour contrer ces effets désastreux en apparence. Il s’agirait de devenir autonome pour tout ce qui concerne la fabrication de l’armement. Ne plus dépendre ni des USA, ni de l’Europe.

Netanyahu a ordonné la mise en place d’une organisation chargée de répondre à ce besoin, rechercher des sources multiples et mise en fabrication.

L’idée serait d’affronter l’opinion internationale en l’accusant d’être complaisante avec les pays totalitaires, de soutenir indirectement le terrorisme, de n’intervenir que lorsqu’Israël est en cause et fermer les yeux sur les génocides qui sont perpétrés dans le reste du monde.  

Et c’est bien la vérité, paix sociale oblige avec une population musulmane en augmentation massive.

Mais on sait les difficultés qui vont s’agréger sur ce concept. Le gouvernement actuel semble pourtant en prendre la voie.


Hajj Amin al Husayni rencontre À. H. 

https://encyclopedia.ushmm.org/content/fr/film/hajj-amin-al-husayni-meets-hitler


Quant on sait que nos ennemis sont les descendants des Frères musulmans, lesquels espéraient que les Nazis pénètrent en Palestine mandataire alors qu’ils étaient déjà au Liban et en Syrie sous couvert du régime de Vichy.

Qu’ils ont pactisé avec eux et que leur chef d’alors, Adjj Amin, grand mufti de Jérusalem a été reçu par Hitler à cette fin à Berlin, dans le but d’appliquer en Palestine les mêmes procédés d’extermination.

Alors oui, nous pouvons soutenir sans exagérer que nous nous battons contre des forces du mal qui veulent réitérer la Shoah, nous faire disparaître de la carte. C’est ce qui est écrit dans leur charte et le 7/10 en est l’expression, la concrétisation.

Et puisque vous nous faites basculer au ban des nations infréquentables, génocidaires, alors nous sommes débarrassés des règles strictes de la guerre telles que définies par la convention de Genève.

Supprimer toute aide alimentaire, déplacer massivement la population, de gré ou de force, couper tous les réseaux dont nous sommes les distributeurs, créer un blocus total sur la ville de Gaza. Bombarder l’hôpital Shifa où se terrent les terroristes du Hamas. Concentrer deux millions de Gazaouis dans un mouchoir de poche dans la partie sud, une sorte de bidonville « humanitaire ». Bref, s’exonérer des contraintes que voudraient nous imposer les pays « amis ».

 Nous pourrions ainsi combattre le terrorisme avec des moyens identiques. Et nous dispenser des critiques, des appels à la raison, des interdictions de séjour. Car à chaque fois, on nous a empêché de terminer le travail. Cette fois, « haro sur le baudet ». (Lafontaine - Les Animaux Malades et la Peste. 1678 « Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir »)

De toutes façons, nos équipes sportives ne sont plus les bienvenues à l’étranger puisque les pays européens se soumettent à la pression des activistes islamiques qu’ils ne peuvent ou ne veulent endiguer. Pour participer à la Vuelta, il faut être « Judenrein ».

Enlever l’étoile de David sur le maillot qu’un jour on nous collera pour mieux nous désigner à la vindicte populaire.

Et sur le plan interne, cette théorie de « l’action-réaction » veut que la censure s’applique de façon drastique. Plus d’opposition affichée dans les médias car l’ennemi nous entend. Il faut cesser de débattre sur les ondes sur la faiblesse de la stratégie du gouvernement. Mettre fin aux divisions qui font de nous les idiots utiles du Hamas.

Cesser toutes manifestations car elle encouragent le Hamas à durcir sa position dans les négociations.

Ce n’est pas de la dictature, c’est du simple bon sens. De l’esprit citoyen, du patriotisme, du nationalisme en temps de guerre.

Cette théorie est en marche. L’opération Markavot Guidon B a commencé à Gaza avec la destruction des immeubles de grande hauteur servant de point de surveillance et de tir du Hamas. La ville sera rasée. La population est terrifiée par ces effondrements qui ont aussi pour but de l’inviter au départ. Ceux qui resteront seront autant de victimes collatérales considérées comme affidées du Hamas. Donc des héritiers du régime nazi à éliminer sans distinction. 

Et puisqu’en Europe, des pays « amis » vont voter à l’ONU pour la création d’un État palestinien avec des clauses et conditions qui seront vite effacées, la réaction impose l’annexion pure et simple de la Judée-Samarie et de la bande de Gaza.

Au demeurant, l’Autorité palestinienne est à genou et ne contrôle plus grand chose, alors que les colons se livrent à des exactions couvertes par les forces de l’ordre. Pas de suspect, pas d’arrestation.

Cette annexion sera décidée après le vote à l’ONU. Comme un symbole de notre autonomie, de notre indépendance. Du refus de l’intrusion dans nos affaires internes. 

A cet égard, quelqu’un nous demande t il notre avis concernant cet État palestinien, ses frontières, sa gouvernance?

Ils s’en passent, nous aussi. Annexion-réaction.

La Turquie occupe la moitié de l’île de Chypre, membre de l’Union européenne, et les protestations n’ont été d’aucun effet contre cet État turque que l’on a même voulu intégrer dans l’UE. Pourquoi la position serait différente. Parce qu’il s’agit d’Israël? 

Un « deux poids deux mesures » ? Cette idée fixe dès qu’Israël est en cause.

Cette théorie de « l’action réaction » ne serait-elle pas l’adoption pure et simple de la politique colonialiste de Ben Gvir, ce ministre de la sécurité intérieure qui a réussi à dicter à Netanyahu la marche à suivre pour la conquête de Gaza, son occupation, le départ volontaire de la population, l’implantation de colonies. Bref, exactement ce qui s’est passé à Chypre.

Avec un silence radio international.

Il y a tant de conflits dans le monde dont personne ne parle. On pourrait peut-être nous oublier aussi. Non?

Il y a une forme de légitimité dans cette théorie. Tout a été tenté pour aboutir à la paix avec les Palestiniens. Ils ont toujours tout refusé. Pas parce que les offres étaient insuffisantes à leurs yeux. Mais pour deux raisons que nos frères européens ne peuvent comprendre:

1) Les Palestiniens ne sont pas un peuple ce qui implique pour corollaire l’incapacité à nourrir un nationalisme créateur. Leur nationalisme se rattache à la Ouma, à un nationalisme arabe, à un Califat pan-arabe.

2) Les Palestiniens sont l’agrégation d’une population venue des quatre coins de l’empire ottoman, de Syrie, d’Irak, du Liban. Très peu ont des racines ancestrales en terre d’Israël. Leur pseudo nationalisme se nourrit de la seule opposition à la présence d’un État juif au cœur de la Ouma, en terre d’Islam. Ils ne s’unissent que pour combattre l’existence d’Israël. Motivation bien suffisante pour mener une guerre d’usure, très insuffisante pour faire nation.

Ceci explique que la paix est inconcevable, un concept incompatible, une sorte de rêve occidental qui n’a pas cours à cet endroit du monde. 

Ce qui autorise les tenants de la théorie de la réaction à soutenir qu’il n’y aura jamais de paix avec les Arabes et que la guerre qui dure depuis 100 ans battra tous les records de l’histoire. Sans fin. Éternelle.

Donc pas de quartiers!

En êtes vous persuadés. Avez vous quitté le blog? Ce serait bien dommage.

Dans votre fort intérieur, une voix vous dicte que ces lignes ont un fondement de vérité, mais votre esprit critique et bien pensant vous oblige à effacer cette pensée choquante, politiquement incorrecte. Horreur et damnation. En hébreu H’as Ve H’alila.

Pourtant nos ennemis s’en nourrissent, veulent voir notre sang couler, ont tous applaudi à la vision des horreurs du 7/10. Un épisode déjà oublié par nos « frères » européens. 

Et c’est ici que les routes idéologiques se séparent. Israël à nouveau à la croisée des chemins. Le choix entre l’ordre mondial des nations qui s’aiment, peace and love, et la croisade nationaliste-colonialiste de Ben Gvir.

Mais si les nations nous détestent, alors Ben Gvir a gagné. C’est précisément ce qu’il veut. Nous transformer en Corée du Nord. Lui se contre fout de ce que les nations pensent de lui. De leur faiblesse, de leur aveuglement. Il pense que le combat qu’il mène ici est le prélude de celui qui s’annonce en Europe. Il serait un précurseur, lanceur d’alerte, un Zémour ultra sioniste.

Et lorsque l’Occident se réveillera de sa torpeur, son combat sera reconnu comme fer de lance de la guerre  contre un islam conquérant.

Israël sera ainsi réhabilité. Admis au conseil de sécurité des Nations Unies. Rien que ça!

Et Gaza ne serait qu’une péripétie de ce combat majeur qui s’annonce. 

Que représente Gaza? Tout et rien. 

Ce mouchoir de poche n’a aucune importance sur le plan stratégique ou économique. Du sable.

Mais pour l’Islam, le combat du Hamas est une forme de test, un moyen de fédérer la Ouma, de provoquer un réveil du monde arabe qui a réussi à s’allier des idiots utiles qu’ils massacreront à la première occasion.

Pour Israël, la guerre de Gaza est une démonstration de force, écraser un territoire pour couper l’appétit à d’autres organisations ou pays qui voudraient l’affronter. Surtout envers la population de Judée Samarie, cette enclave appelée encore Cisjordanie ou territoires occupés. Le Hamas attend son heure pour succéder à Mahmoud Abbas âgé de 90 ans! Voilà le prochain défi. Surtout lorsque l’ONU la transformera en pays indépendant, et qu’Israel, dans le même temps, procèdera à son annexion. Il y a fort à craindre qu’une « guerre d’indépendance » éclate, avec le soutien international. 

Utiliser la terreur pour calmer les terroristes.

Introduction, thèse, antithèse, conclusion.

Israël a toujours bénéficié d’une considération pour avoir fleuri le désert. Avoir réussi en quelques décennies à créer un État avant gardiste, démocratique, de haute technologie. Un exemple y compris sur le plan militaire, humain. Et ce malgré les affres du terrorisme.

Il semble que la Shoah du 7/10 ait changé la donne.

L’équation a changé d’inconnue. Ce qui était vrai ne l’est plus. La légitimité a changé d’adversaire. La victime est devenu agresseur et l’agresseur victimisé.

Qu’y a t il donc de changé?

Israël n’a pas changé. Son combat est légitime. Il se bat contre les forces du mal.

Le monde arabe n’a pas changé. Son caractère duplice demeure. Il veut à la fois la paix avec Israël et sa disparition. Il continue à soutenir et financer le terrorisme.

Alors qui?

Le monde occidental nous soutenait dans toute nos guerres. Moralement et par fourniture d’armes.

Ça n’est plus le cas.  Pourquoi?

Ce monde occidental est sous influence.

Pour exemple, la France était notre soutien inconditionnel jusqu’à la fin de la guerre d’Algérie. Elle était le fournisseur exclusif de notre armement. Les fameux Mirage de Marcel Dassaut. Nous avions un ennemi commun. Depuis, la politique des affaires étrangères est pro-arabe. Pour un État palestinien (Dans frontières sûres et reconnues, vivant en paix et tout le tralala!!!!). La population algérienne est restée en France et s’est renforcée dans le cadre du rapprochement familial. Et hop, pirouette cacahuète!

Ça donne à réfléchir. Car avec l’immigration massive et incontrôlable, les choses ne peuvent qu’empirer dans toute l'Europe. 

Et il y a fort à penser que même en arrêtant la guerre à Gaza notre ostracisation ne s’arrêtera pas en si bon chemin.

Comme une fatalité.

Mais comme toujours entre deux théories qui s’opposent, il y a un moyen terme qui permet de ne pas perdre son âme. De ne pas perdre le Nord, même si en Europe la boussole semble être bien détraquée.

Demeurons sereins.

Rien n’est joué. Les élections de 2026 seront primordiales. Jamais le pays n’a été placé devant des choix aussi cruciaux. Notre destin va se jouer sur quelques voix. Un nouveau dirigeant pourrait bien chambouler la donne et rendre ces lignes bien obsolètes.


Yossi Cohen, l’agent secret du Mossad

On parle beaucoup de Bennet, mais aussi d’un homme tout neuf, Yossi Cohen, ancien chef du Mossad (2016 à 2021) où il y fît toute sa carrière. Une sorte de James Bond israélien, né en 1961 (64 ans) et qui ambitionne directement le poste de 1er ministre, membre du Likoud, mais opposant farouche à la politique de Netanyahu. Mais avec le concours de quel parti? Le Likoud, certes, mais purgé de sa fange. Il dispose d’un an pour faire son chemin en politique.

A D.ieu ne plaise ou, comme on dit ici « avec l’aide de D.ieu ».

(Le point résulte du commandement « Tu ne prononceras pas le nom de l’Eternel, ton D.ieu, en vain » Exode chapitre 20 verset 7). Un point c’est tout, ça change tout.


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