Lettre 351 Macron dans les pas de de Gaulle
Lorsque l’Iroquois perd son chemin, il revient au dernier point de connaissance. Sans attendre, pour ne pas s’égarer complètement. Nous avons dépassé depuis longtemps le point de non-retour. Il ne reste plus qu’à suivre notre route, sans regarder en arrière, pour atteindre l’objectif que nous nous sommes fixés. Qu’on nous a fixé; qu’il nous a fixé. Qu’il s’est fixé à lui-même.
Le problème, c’est que nous perdons beaucoup de monde en chemin. Et nous serons peu nombreux à l’arrivée. A chaque halte se repose la question du bien fondé de ce choix. Dans les rangs, la grogne se renforce. La route est si longue que le moral baisse. Le chef répète à chaque reprise « Suivez moi » ou encore « Haut les cœurs! » Mais le pas devient plus lent, moins alerte. Le sac à dos de plus en plus lourd. Et comme la pente devient raide pour atteindre le sommet, les marcheurs sont harassés. Il faut à chaque étape remotiver la troupe.
Et comme l’eau vient à manquer, la troupe se met à douter. Pourtant l’objectif apparaît à l’horizon, comme à portée de main. Comme l’oasis du désert qui recule après chaque dune. Un dernier effort…..
Deux hommes qui se haïssent sont égarés dans le désert du Tanezrouft et veulent échapper à leurs poursuivants. Celui qui connaît le chemin est trop blessé pour poursuivre. Le second lui demande quelle direction prendre. Le premier, couché au sol tend la main « Par là-bas ». Le second se met en route. La caméra prend alors de la hauteur et laisse apparaître devant lui une chaîne montagneuse désertique infinie. Et les vautours qui volent sur sa tête attendent l’heure du repas. (Dans quel film? Années 50 ou 60 en noir et blanc)
Il faut toujours savoir à qui demander son chemin.
Dans les années 50, un juif de Grosbliederstroff (Bourgade bénie) avait pour habitude de s’assoir devant sa porte au bord d’une route qui menait à la frontière allemande. Souvent des voitures allemandes s’arrêtaient pour demander leur chemin.
« Par là » disait-il en faisant un bras d’honneur dirigé vers l’Allemagne. Ce qui pouvait s’interpréter comme « Repars d’où tu viens, sale Boche ».
A cette époque, lorsqu’un Juif rencontrait un Allemand qui avait l’âge d’avoir servi dans la Wehrmacht, il ne pouvait s’abstenir de s’interroger sur les exactions qu’il avait pu commettre.
Un soldat de Tsahal doit certainement se poser la même question en pénétrant dans la ville de Gaza.
Il ne manque pas de commentateurs qui estiment que la guerre ne prend fin que par reddition ou disparition du dernier ennemi.
Dans une guerre ouverte contre une organisation terroriste, la reddition est un vœu pieux. Mais que veut donc signifier « jusqu’au dernier »?
Car ils se fondent dans la population, combattent sous d’autres formes, guérilla ou attentats. Ce qui veut dire que la maîtrise de la bande de Gaza engendrera une présence, pour ne pas dire occupation militaire. Surtout si on y implante des colonies. Le Goush Katif bis. Errare humanum est, perseverare diabolicum. (Ménandre - IVème siècle puis Sénèque)
Quelle est la prière que nous allons tous prononcer ce soir? « Mon D.ieu arrête les. Ils sont tous devenus fous! » Amen!
Et de nous expliquer tel Sir Keir Starmer, le premier ministre britannique, qu’en tant qu’ami d’Israël, il est convaincu qu’en instaurant un Etat palestinien, il combat les extrémistes des deux bords. Ceux qui veulent la destruction d’Israël et ceux qui veulent annexer la Palestine et en chasser la population.
Dansons et embrassons nous! Les alliés débarquent en Normandie et viennent libérer la France.
Réfléchissez bien. Désarmer le Hamas? L'empêcher de participer aux élections…….Qui n’auront pas lieu. UND NOCH FROH DAS ER MICHIGENE IST!!! (En Judéo-alsacien: Et en plus il est content d’être fou)
Ont ils seulement un plan? Avec des casques bleus? En demandant à Tsahal de quitter Gaza? Nous connaissons tous la suite. Alors surtout que les Palestiniens vont s'arque bouter sur le droit au retour que l'ONU leur reconnait depuis toujours.
Un leurre.
Cette reconnaissance ne poursuit qu’un seul but: s’opposer aux extrémistes de la droite israélienne. Les empêcher de coloniser la Palestine. Autre échec. Car c’est précisément le contraire qui se passera. Trump mettra son véto sur cette reconnaissance unilatérale et autorisera peut-être l’annexion. Totale ou partielle. Rendez-vous après Yom Kippour.
La cerise sur le gâteau: Macron. L’homme qui est à l’origine de cette erreur politique majeure. Comme tout ce qu’il entreprend. Il vient de redonner à la France son image de traître à Israël.
« Dégol, Rosh Tarnégol » (De Gaulle, tête de coq scandaient les enfants). Il avait osé décréter un embargo sur les armes en pleine guerre des 6 jours sous le prétexte que Tsahal avait frappé le premier. Une traîtrise scandaleuse alors que l’essentiel de l’armement était français. Depuis, la France était synonyme de « faux cul ».
Macron vient de reprendre le flambeau. Il a échoué lamentablement au Liban. C’est en Palestine qu’il voudrait être reçu en libérateur.
En plus il importe le conflit en France et met ses compatriotes juifs en difficulté.
La vérité si je mens, seul Israël peut reconnaître la Palestine. C’est peut-être ce que nous aurions dû faire après le 7 octobre. Comme un signe divin qu’on ne peut assurer indéfiniment la sécurité du pays. Que mieux vaut de faire la paix avec les pays du Golfe et mettre en place un processus d’indépendance à notre main. Progressif, donnant-donnant, sous contrôle.
Dans ce bal des cocus, il y a une carte maudite dont nous devons nous défaire au plus vite. Celle qui tient Netanyahu par les « Coch’ones ». La droite extrémiste.
Car c’est elle qui autorise toutes les accusations. Crimes de guerre, génocide, opposition à l’aide humanitaire, annexion-colonisation. Et depuis qu’elle est au pouvoir, tout va de mal en pis.
Depuis la réforme judiciaire qui a amené le 7/10 en raison de la division du pays. Il faut extraire la métastase car sinon, nous courrons à notre perte.
Ils estiment que nous sommes assez puissants pour nous passer du reste du monde.
עם לוודד ישכון ובגויים לא יתחשב
AM LEVADED YICKON OU BEGOYIM
LO YTH’ACHEV (Nombres chapitre 23 Bamidbar)
« Mieux vaut être seul que mal accompagné »
Cette voie mène tout droit à une décente aux enfers. Une seule voie, l’étude de la Torah, placée au sommet de la loi, et faire d’Israël une république mosaïque, abrahamique. La Corée du Nord, avec la religion comme dirigeant suprême.
Et à cet instant précis, tu te souviens que demain Tsahal va pénétrer au cœur de la ville de Gaza.
Si tu en as le pouvoir, vas tu retenir ta main? Ce serait comme pardonner l’impardonnable. Quelqu’un a t il pleuré sur les ruines de Dresde? Et quel était donc leur crime?
Faisons ici un distinguo? Même à admettre que la population de Gaza ne soit qu’une victime collatérale du Hamas (Sic). Vas tu accepter son voisinage qui est la source de ton malheur? Epargner le corporel, certes. Mais le matériel? Sachant que chaque édifice publique, chaque école, chaque hôpital chaque maison, n’est que le relai d’un réseau souterrain, le « Métro », destiné à t’empêcher de combattre l’ennemi. Puisque les règles internationales de la guerre t’interdisent de mettre la population en péril, il te faut bien détruire ce qui en est la source. Même si cette destruction massive est elle-même un crime de guerre.
Il faudrait ne pas s’égarer. Inverser les rôles. Le crime initial est de se servir de la population, des ouvrages publiques, comme bouclier.
Voilà le crime de guerre. Cette méthode de combat doit être dénoncée partout et tout le temps.
Ainsi donc, il est impossible de laisser en place la ligne Maginot qui se camoufle dans la population, au cœur même de l’habitat, tu dois le détruire. C’est légitime car ce sont autant de cibles militaires.
En fait, le Hamas a transformé Gaza en structure militaire globale. Le civil et le militaire sont confondus, un maillage inséparable.
Avec pour base militaire la totalité d’une enclave transformée en bastion habité par des civils qu’il recrute tour à tour selon ses besoins. En surface c’est un territoire ordinaire. En réalité c’est une caserne gigantesque en partie enterrée. Mais, dans un territoire aussi exiguë, il est en son ensemble « zone de guerre ». Hamas peut ainsi s’opposer au déplacement d’une population affirmant qu’en pratique, elle ne dispose d’aucune zone humanitaire protégée.
Comme au Vietnam.
Et ce crime de guerre autorise sa destruction totale. Sans distinction.
Belle construction juridique! Merci maître! Mais elle est inaudible du côté de l’ONU.
Et tout cela semble bien nous éloigner de nos buts initiaux. Et il y a encore tant de bastions qui n’ont pas été nettoyés à Gaza. Sisyphe.
En Galilée, la saison de la mangue bat son plein. les fruits pourrissent sur les arbres car les exportations sont bloquées.
Ainsi va la vie.
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