Lettre 352 Reconnaître la Palestine pour mieux l’enterrer

 Les Juifs de France ont voté massivement pour Macron. Ils l’ont fait sur incitation manifeste des instances juives, le grand rabbin de France Haïm Korsia en tête, le CRIF et tous ceux qui voulaient éviter à tous prix le Rassemblement National.

Ils sont aujourd’hui knockout. La désillusion  initiale laisse place à rage. Comment a t il osé? Sans mettre la libération des otages comme condition préalable impérative.

Mahmoud Abbas, futur président d’un Etat inexistant

Alors regardez.

Cette reconnaissance ouvre la boîte de Pandore. En soi, cette démarche est un coup d’épée dans l’eau. Elle donne certes à Macron une posture de chef de file; de fer de lance d’un mouvement militant pour rectifier les erreurs commises par les pays arabes et les Palestiniens depuis 1947.

Mais la rue arabe ne se contentera pas d’une simple pétition de principe. Elle exigera des actes. Elle fera pression pour que ces États qui ont attendu 78 ans pour franchir le pas, prennent leurs responsabilités. 

Car Macron, le maudit, vient de faire ce que nul n’avait réussi à ce jour. Fédérer la rue arabe sur le seul axe commun: La haine du juif.

Si les Arabes sont divisés voire prêts à s'étriper, dès qu’il s’agit d’Israël, les astres s’alignent comme par miracle.

Et déjà le balancier se retourne contre ces pays bien pensants. Cette reconnaissance tardive aurait causé un dommage catastrophique à la population palestinienne et les juristes internationaux étudient la possibilité d’engager des procédures d’indemnisation pour des sommes astronomiques. (Voir « coup de poker de Mahmoud Abbas » de Fundji Bénédict sur le site dreuz.info)

https://www.dreuz.info/2025/09/le-coup-de-poker-de-mahmoud-abbas-320184.html

Et il sera bien difficile à Macron de refuser de donner corps à cet acte déclaratif sous prétexte que les conditions qu’il avait fixées et abandonnées ne sont pas remplies.

Le droit au retour est le corollaire de cette reconnaissance. Ce droit rappelé à chaque occasion par les délibérations de l’ONU et qui suppose que des centaines de milliers de Palestiniens puissent revenir en Israël, là où ils vivaient avant 1848 ou 1967. Et ce droit de l’impossible sera exigé de Macron.

Il a mis la main dans un engrenage qui va rapidement le tirer par la manche. Et puisque qu’Israël et Trump sont vent debout contre lui, il devra se lancer dans une croisade contre Israël en incitant ses homologues honteux à des sanctions économiques. Refuser de participer à l’Eurovision si Israël n’en est pas exclu. 

Et de quelle force de sécurité de transition Macron parle t il? Va t il envoyer l’armée française? Le nouveau plan de Trump le met sur la touche et donne préférence à l’Anglais pour diriger une force internationale. 

Macron a pris la tête d’une entreprise qui va rapidement le placer en contradiction avec son propre peuple. Car les choses vont décidément trop vite, trop loin.

Le CRIF parle de faute morale, d’erreur diplomatique. Des mots bien légers pour cette haute trahison. Le grand rabbin Korsia a essuyé bien des critiques pour sa proximité coupable avec un président qui nous vend pour des calculs politiques dans lesquels la communauté juive pèse peu.

Ces Juifs de cour semblent bien déstabilisés par l’entêtement d’un Macron qui promet de défendre les Juifs de France et les livre à la vindicte d’une rue musulmane qu’il ne maîtrise plus. Qu’il n’a jamais maîtrisée. A laquelle il se soumet désormais.

Et notre communauté est prête à franchir le rubicon. Horreur et damnation: voter pour le RN.

Mais quoi! Qui est allé soutenir Israël en ces temps difficiles sinon Bardella, le président du RN. Qui prend systématiquement le contrepied des actes antisémites? Ne soyons pas naïfs. Le RN affronte en cela l’extrême gauche islamiste qui pourrait être son concurrent principal aux prochaines élections.

Nous avons les mêmes ennemis, ce qui ne fait pas forcément de nous des amis. Mais qui pourra freiner l’antisémitisme débridé de la rue arabe? Une force anonyme dont on continue à cacher le nom.

On sait qu’une rébellion se prépare en Europe contre l’abandon des identités nationales. Le monde juif est un petit poucet qui doit bien choisir ses alliances. Mais elles semblent bien s’imposer à nous. Car la droite traditionnelle paraît nous payer de paroles mais de très peu d’actes. La France doit subir un électrochoc culturel et financier sinon elle va à sa perte.

Car regardez bien. L’apposition de drapeaux palestiniens aux frontons des mairies est un marqueur. C’est la soumission volontaires d’édiles à la propagandes des Frères musulmans. Ils ne le savent pas encore, mais il est déjà trop tard. Les Islamistes ont importé le conflit que ces édiles ont saisi des deux mains. Et nul préfet n’a su faire respecter les règles de la république.

Et pour reprendre l’anaphore macronienne: Le temps est venu…….que tu partes!!!

Mais soyons prudent. On nous rebat les oreilles avec une possible fin de guerre et libération des otages. A chaque fois le prix à payer est trop cher ou, selon Trump, ce serait le Hamas qui refuse. On ne sait trop qui croire.

Ce qui est sur, c’est que l’éradication du Hamas est une arlésienne. Il faudrait des années!!

Attendons ce lundi le résultat de la rencontre Netanyahu/Trump pour connaître la décision qui sera prise en réaction. Annexion? Torpiller les accords d’Abraham?

Pour Trump, ce serait la perte définitive de ce qu’il a construit depuis sa première élection. 

Il répète qu’il veut que la guerre prenne fin. Mais à ce jour, il ne fait rien pour l’interrompre. Il vient pourtant de présenter un antépénultième plan. Va t il l’imposer à Netanyahu? Arrivons nous au point de rupture de l’élastique? Au bout de sa patience?

Et entre temps la situation d’Israël se dégrade chaque jour. Si les accords économiques avec l’Europe sont suspendus, c’est une crise inédite qui s’annonce. Renchérissement drastique de la vie. Exportations en berne.

Et de vous poser la question d’en connaître la cause.

Ce gouvernement de droite extrême est l’archétype de la détestation unanime. Sa politique expansionniste et colonialiste est vomie par l’Occident qui se flagelle publiquement pour en avoir été l’initiateur.

Il est donc de bon ton de condamner Israël à peu de frais. Même au risque de soutenir subsidiairement une organisation terroriste.

Mais rien n’eut été possible si ce gouvernement avait respecté les principes moraux qui fonde la nation. Cet humanisme placé au sommet de ses priorités: Sauver les otages avant toute chose.

Il y eut bien des occasions manquées, rejetées, torpillées. La dernière en tentant d’éliminer les négociateurs palestiniens à Doha. Car ces pays « amis » tout en nous tirant dans le dos veulent nous punir de notre abandon des valeurs dont nous sommes les seuls contributeurs au Moyen-Orient.

Et Trump semble bien vouloir nous sauver du naufrage qui s’annonce.

Enfin, le monde arabe a changé. Il est dans la rue, dans les urnes, dans les murs. Il affiche son drapeau et n’a plus besoin de brûler celui de ses ennemis. Il a désormais pignon sur rue, voix au chapitre.

Le rue arabe cherchait un point d’union. Israël le lui a fourni. Rien ne sera plus comme avant. L’ivresse du pouvoir est en marche avec l’appui bien inattendu de foules qui ont perdu leurs repères patriotiques et identitaires. 

Les Frères musulmans cueillent le fruit d’un labeur occulte dénoncé par Welbeck et Zemour. Ces deux lanceurs d’alerte aussitôt cloués au pilori. Une inquisition à bas bruit est en cours avec l’appui naïf de nos édiles.

Y a t il un antidote?

Israël doit rapidement revenir dans ses pas originels. Cesser cette guerre pour libérer les otages. Abandonner Gaza à ceux qui veulent bien s’y investir. Revenir à un gouvernement modéré et consensuel.

La fièvre de l’antisémitisme retombera comme un soufflet. Trump pourra relancer les accords d’Abraham et se faire couronner au Nobel de la paix.

L’Etat palestinien ressemblera peu ou proue à ce qu’est l’actuelle Autorité palestinienne. Un gouffre de corruption. Macron en sera pour ses frais.

Quant à notre sécurité. Elle ne sera ni meilleure ni pire qu’elle que soit l’option choisie.

Entre deux maux il faut choisir le moindre.

C’est l’histoire du marchand de marché qui commande un fiacre pour rentrer chez lui.

Le commerçant voisin l’interpelle: « Moïché tu n’as presque rien vendu! Tu as fait une recette minable et tu rentres en carrosse!! »

Et Moïshele de répondre. 

« Quand je fais une bonne recette, je rentre à pieds, je fais profil bas pour ne pas attirer le mauvais œil. Mais quand je suis bredouille, je rentre en fiacre, c’est mon plaisir, pour qu’ils en crèvent tous de jalousie. Sollen sie allen krapieren »

Netanyahu aurait dû déclarer à l’ONU qu’il avait éradiqué le Hamas et que le temps de la négociation était venu. En laissant l’ONU et ses membres se débrouiller avec le bébé qu’ils viennent de mettre au monde. Un Golem bien hideux qui ne leur ressemble guère et dont ils vont bien vite renier la paternité.

Et Bibi serait rentré en fiacre!


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