Lettre 377 La chasse contre le terrorisme est ouverte
Option militaire, option diplomatique. Ces deux possibilités sont sur la table.
Tant pour ce qui concerne l’Iran, qu’en ce qui concerne Gaza. L’exigence est au désarmement.
Pour l’Iran, la recette est simple, voire simpliste. Amasser le maximum de forces militaires aux portes de l’ennemi. En attendant que les Ayatollahs cèdent. Ou qu’ils commettent la faute qui donnera à Trump la légitimité d’attaquer: l’envoi de missiles ou un nouveau massacre de son peuple.
L’Iran allume un contre feu en organisant des manœuvre navales dans le détroit d’Ormuz.
Nul ne sait ce que le sort décidera. Il faut juste espérer que la montagne n’accouchera pas d’une souris. Un accord « couillon » qui ne fera que repousser la question.
Pour Gaza, regardons l’évolution de cette non guerre dans laquelle Trump nous place. Car chaque jour apporte son lot d’attaques ponctuelles provoquées par Hamas et dont personne ne parle. Hamas semble ne rien vouloir accepter malgré l’accord de principe qu’il a donné au plan Trump.
Alors regardez bien.
Cette verrue a changé de couleur.
Il y a un an exactement, Trump annonçait un plan hallucinant prévoyant de transformer la bande de Gaza en Riviera. Avec pour corollaire le départ volontaire des habitants vers des pays d’accueil. L’idée a soulevé une vague de protestations. Le monde occidental était encore dans la vision d’une guerre criminelle reprochant à Israël d’utiliser une force disproportionnée.
Mais l’idée d’une reconstruction de Gaza selon un plan hollywoodien n’a choqué personne, alors surtout que les images de modélisation paraissaient illusoires. Pourtant et paradoxalement, le financement n’a posé aucun problème. Il est si facile de financer un projet qui ne se fera jamais.
Mais Trump a bluffé tout le monde en annonçant un plan de paix en 20 points et en imposant à Israël de renoncer à la destruction de la ville de Gaza. Une sorte Sodome et Gomorrhe de la terre brûlée qui devait valoir à Israël une trombe de protestations.
Trump a mis fin à cette hémorragie qui pouvait exclure définitivement Israël du monde des bénis oui oui. A tord ou à raison. L’histoire jugera.
Un évènement a changé la donne. L’ONU approuvé ce plan dans toutes ses dispositions en ce compris celles qui prévoient le désarmement de Hamas et la démilitarisation de la bande de Gaza. Plus surprenant, l’ONU adoube une structure politique et militaire de substitution se mettant ainsi sur la touche.
En voilà que la mouche a changé d’âne. Israël assure la maintien de l’ordre dans 50% de la bande de Gaza. Pas une voix pour critiquer cet alignement sur le plan Trump. Ce d’autant plus que la population se trouve sous la coupe brutale de Hamas lequel devient l’organisation à abattre.
Tout a basculé. Nous sommes passé d’une organisation que d’aucuns qualifiaient de « libération », à une organisation vouée à la disparition.
Et dans la foulée, Trump met en place diverses structures politiques et militaires en y associant des États aux régimes politiques très différenciés. Les soutiens des Frères musulmans (Turquie, Qatar) face à ceux qui les ont combattu (Égypte). Et tous veulent en être. Avec ou malgré la présence d’Israël qui a signé en dernier pour une place sur le strapontin. Car dans ce plan, il y a aussi une place de choix pour les représentants de l’autorité palestinienne. Une sorte de melting-pot de chiens et de chats que tout oppose mais qui se place sous la direction du grand manitou américain. on sait que les forces opposées s'annulent.
C’est une vague. C’est un tsunami. Le vent souffle dans la direction impulsée par Trump et ses désormais trop fameux conseillers.
Et tous de dire banco. Banco pour désarmer Hamas. Banco pour reconstruire Gaza. Banco pour éradiquer le terrorisme. Car si ce plan aboutit, Gaza sera l’exemple d’une possible éradication du terrorisme. D’une possible victoire idéologique libérale contre l’idéologie islamiste.
Une victoire par la pression internationale sinon par les armes. Un seul impératif: il faut absolument éviter l’intervention de Tsahal qui ne ferait que rééditer ce que Trump a voulu juguler. L’heure est à la reconstruction et non à la destruction.
Car dès que Tsahal reprendra la main, tous ces pays se retireront du plan. Il ne voudront pas être les otages ou complices d’un ennemi qu’ils dénonçaient hier.
Car voilà bien le côté inattendu de ce plan. Israël se trouve dans le camp du bien, aux côtés de ceux qui le dénonçaient hier. Et qui sont prêts à s’asseoir à ses côtés. Et Netanyahu finit par accepter de siéger avec l'Autorité palestinienne. Avec la Turquie et le Qatar.
Le plan de Trump est génial. Il laisse le monde musulman régler la question palestinienne. Avec un financement arabe. Avec une union des États opposés qui vont donc se neutraliser en ce qui concerne les intentions politiques. Ils devront s’aligner sur le grand Satan devenu le gendarme du Moyen-Orient qui montre sa force pour avoir à ne pas s’en servir.
Il suffit d’y croire. Demain est un autre jour. Celui de la mise en place d’une organisation mondiale nouvelle qui devrait faire florès.
Demain, c’est le jour J du « jour d’après ».
Gaza, laboratoire du terrorisme transformé en laboratoire de la paix. La plus grande fantaisie de ce siècle, ou la plus formidable mutation d’un monde qui se cherche.
En attendant que ces prédictions se concrétisent, nous sommes assis sur un tonneau d’explosifs avec un briquet allumant la mèche.
Et le monde de retenir son souffle. Il a désormais choisi son camp. Celui de la guerre contre les régimes terroristes. Il était temps.
Si l’Europe doit se réarmer, c’est contre cette menace. Elle ne le sait pas encore. Mais elle va rapidement le découvrir. Comme une évidence. Le cheval de Troie est en place. Il a une apparence. L’Iran. Il a une réalité. L’islamisation galopante. Le réveil pourrait être brutal.
Mais là aussi Trump envoi des messages qui ne sont pas encore bien décryptés. N’a t il pas déclaré que nos pays étaient faibles et lâches. Il ne parlait pas de la Russie. Il visait l’émigration et son islamisation.
Encore faut il avoir les codes.
Avec Trump, rien ne fonctionne plus comme avant.
Et pour preuve, cette photo du premier ministre israélien auquel Trump tend le téléphone pour qu’il exprime ses excuses au dirigeant du Qatar après la tentative avortée d’éradication des hauts responsables politiques du Hamas basés à Doha.
La scène ubuesque se déroule dans le bureau oval en présence d’une foule de dignitaires américains et d’un diplomate qatarie. Et c’est devant cet aréopage que Trump exige que Bibi se mette à genoux. Do It!
Et dans la même veine, Trump insulte le président Herzog pour tarder à accorder la grâce présidentielle à Netanyahu. N’y voyez aucune relation entre ces deux événements.
Il y a celui qui tire les ficelles et ses marionnettes.
Un avocat succède à son père. Six mois plus tard, il annonce à son père qu'il a élucidé tous les vieux dossiers qui trainaient depuis 10 ans. Son père furieux de s'exclamer: "Imbécile! Je tai remis un cabinet avec des dossiers que tu aurais pu encore exploiter pendant de longues années, et toi tu m'annonces que tu as coulé le fonds de commerce en quelques mois!"
Trump a tant de marrons au feu. Va t il agir à la vitesse du père ou du fils?
Commentaires
Enregistrer un commentaire