Lettre 378 La diplomatie avec l’Iran est un leurre

Le monde moderne veut résoudre les conflits par la diplomatie. Deux guerres mondiales aux effets dévastateurs ont suffit à neutraliser les appétits guerriers. Et les quelques conflits qui ont suivi ont été autant d’échecs cuisants, l’Indochine pour la France puis le Vietnam et l'Afghanistan pour les USA. 

Forces américaines massées autour de l'Iran

Pourtant il est clair pour tous que le recours à la diplomatie avec un idéologue comme Hitler fut la plus grande pantalonnade du siècle passé. 

Alors pourquoi donc ce monde occidental s'évertue-t-il  à parlementer depuis deux décennies avec un régime totalitaire fondamentaliste et pour le coup génocidaire. Oublie t on qu’il met tout en œuvre pour encercler Israël en vue de sa destruction. Mais si on interroge un quidam sur la réalité de cet objectif, il vous répondra foutaises. Elucubrations. Gesticulations. Et pourtant!

Car dans ce dernier tour de poker menteur, les derviches tourneurs d’Iran menacent de lancer en un seul jet tout leur stock de missiles sur les principales villes d’Israël. Un flot de quelques milliers de missiles en quelques heures que la célèbre défense du Dôme de fer ne pourra endiguer. 

Dresde en 1944.

Pour éviter ça, il faut parlementer. 

Alors regardez bien.

Dans la guerre qui s’annonce le Hezbollah ne restera plus l’arme au pied. Idem pour les Houtis du Yémen.

L’Amérique menace. L’Iran est prêt à un conflit de type Gog et Magog. Son régime ne tient que par son idéologie et ne peut se coucher devant le Satan américain. 

La diplomatie ne peut donc accoucher que d’une souris. Et ne vous y trompez pas. L'armada rassemblée aux portes de l'Iran ressemble à l'arme atomique. Une arme de dissuasion qui n'est pas destinée à être utilisée. L'Iran le sait. La partie de poker est en route.

Mais si Trump se couche, l’Iran aura raflé la mise et un prochain 7/10 est à nos portes.

Certaines sources bien informées soutiennent que Trump est pris à son propre piège. Il estimait qu’en toute logique, après avoir amassé un telle armada, il avait toutes les cartes en mains. Son adversaire ne pouvait que se coucher. C’est la raison pour laquelle il a déplacé un second porte avions. Comme pour augmenter la mise. Mais les Ayatollahs ne jouent pas au poker. Leur idéologie les poussent au refus. Et au suicide s’il le faut. En jouant leur va tout. 

Trump a pensé en bon dealeur et en mauvais psychologue. Le voilà coincé. Les acteurs sont sur la scène. Le rideau va se lever. Le stress lui donne t il le tournis? Si le premier mot sera difficile à prononcer « Feu », la suite est écrite. Les militaires connaissent leur partition.  

Nous vivons ici des jours historiques. Étrangler la pieuvre, couper la tête de l’Hydre de Lerne ou rendre les armes et déserter en rase campagne.

Trump ne peut assumer une telle reculade. Et si les USA n’ont rien à gagner à ce bras de fer gigantesque, ils ont tout à y perdre. Trump y perdrait son âme. C’est la crédibilité de l’Occident qui se joue face aux menaces potentielles de la Chine et de la Russie.

Alors voyez. 70% des Américains sont contre une intervention militaire contre l’Iran. Pire: 99% sont contre toute action militaire à l’étranger.

Si Trump se couche, l’axe oriental aura les mains libres. Et il est fort dommageable que l’Europe se taise. Elle qui prétend se préparer à la guerre, respecte une neutralité déconcertante. En choisissant de ne pas s’aligner sur l’Amérique, elle témoigne de la faiblesse que Trump lui reproche.

Aux dernières nouvelles, Trump accorde un derniers délai de 10 jours. Le temps que le second porte avion Gérald Ford arrive à destination et renforce encore, si besoin était, la pression militaire.

Il vient de limiter sa menace à une attaque « modérée ». Ponctuelle. Pour montrer sa détermination. Pour contraindre à la soumission. Comme si en face, l’Iran allait répliquer à fleuret moucheté. Le Pentagone et Israël sont opposé à cette stratégie qui n’est pas de nature à mettre les Ayatollahs en difficulté.

Alors quoi? Le 1er mars à 6-00 Trump lèvera les bras pour envoyer ses avions, comme Moïse devant la mer rouge à fendu les flots pour passer à pieds secs!

L’heure H approche? Le suspens demeure complet. Le monde retient son souffle. Israël est en appenée.

Et de quelle guerre parle t on?

Il ne s’agit pas de ferrailler. Soldat contre soldat. Char contre char. Mais de frapper au cœur des villes. Semer la terreur et la destruction contre des civils en Israël. La négation de toute règle de la guerre. Le terrorisme comme arme à grande échelle. Et le monde se tait. Un seul homme pour refuser cette menace. 

Un seul.

Un peu fou. Certes. 

Un peu mégallo. Certes.

Où sont tout les autres? A Munich? Certes!

On nous explique qu’il est préférable d’annuler tout déplacement cette semaine. De faire des provisions. De stoker de l’eau. Même pas peur. Ni panique, ni fuite. Ce peuple d’élite, fier et sur de lui en a tant vu!

Mais déjà Trump semble repousser le terme. Laisser du temps au temps. La drôle de guerre de 1939.

Voyons ensemble les scénarios possibles.

1) Trump n’attend pas les 10 jours et attaque par surprise. Le Gérald Ford a passé le détroit de Gibraltar. Il lui faut 3 jours pour arriver à destination au large du Liban. 10% 

2) L’Iran accepte le dictat. Never. 15%

3) Trump engage un bras de fer limité par un bombardement ponctuel. Un coup de semonce. L’Iran se couche ou plie à un degré suffisant. 30%

4) Après un coup de semonce, l’Iran bombarde Israël. Le peuple iranien se soulève. Apocalypse Now. Israël aux abris pour une durée de 10 jours. 50%

5) L’Iran annonce qu’elle va limiter sa production pour permettre de poursuivre les négociations. Trump estime qu’il a réussi le premier tour de négociations et sort du piège. Le peuple est déçu pour la seconde fois. Un ange passe. Les jeux sont ouverts. On continue à miser. 70%

C’est à n’en pas douter le scénario que tous les pays arabes limitrophes espèrent. Alors pourquoi les décevoir. Comme déjà dit, les peuples ne doivent compter que sur eux-mêmes. Leur souffrance est née de leur inaction. De leur soumission. De leur désorganisation. Voyez le ghetto de Varsovie. Il y a si peu de Mordechaï Anilévitch quand la population marche avec un baïonnette dans le dos.

Qui s’y intéresse vraiment? Par contre le pétrole ruisselant dans le détroit d’Ormuz. Jawoll!

Et c’est à cet instant que vous vous souvenez que Trump est imprévisible. Et qu’il défie tous les pronostics. Et qu’il pourrait agir envers et contre toutes prévisions. 

Une certitude. Quant les trois coup auront résonnés, le feu de l’enfer qu’il a promis renversera le régime. S’il l’a décidé. Alors, et alors seulement, il aura mérité le prix Nobel d’une guerre nécessaire. Salvatrice.

Et le lendemain, Hamas, Hezbollah, Houtis se coucheront. Alevaï! (הלוואי-Si seulement)


Le médecin annonce à son patient: 

« J’ai deux nouvelles vous concernant. Une mauvaise et une très mauvaise. La mauvaise c’est que selon les derniers examens biologiques, il ne vous reste qu’une semaine à vivre. »

Et le patient de rétorquer:

« Mais quelle peut donc être la plus mauvaise nouvelle? »

Le médecin: « Il se trouve que je cherche à vous contacter sans succès depuis une semaine »

Oups!

Ne chercher pas de lien avec notre situation. La médecine israélienne et ses moyens de communication sont les meilleurs au monde.

Par contre l’heure H. Yes.

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