Lettre 187 Journal de guerre J+6

 A quand une invasion de la bande de Gaza?

Trop tôt.

Ce territoire est une bande de terre de 41 km de long pour une largeur de 6 à 12 kilomètres, soit une superficie de 360 km² est surpeuplé 2 millions d'habitants et quasi sur bâti en continu.

Ceci veux dire que pour pénétrer et prendre pied, il est nécessaire que le terrain soit nettoyé de ses défenseurs pour éviter des combats de rues extrêmement létaux. Celui qui entre est en position de vulnérabilité maximale, un seul défenseur pouvant tenir 10 adversaires en échec.



Rappelons au passage que ce territoire faisait partie de la Palestine sous mandat britannique et qu'il devait être inclus dans le futur Etat palestinien dans le cadre des accords de partage votés par l'ONU mais refusé par les Etats arabes.

À la fin de la guerre israélo-arabe de 1948, la bande de Gaza est occupée par l'Égypte. Le territoire voit l'arrivée d'environ 170 000 réfugiés installés dans huit camps. En 1950, la population est de 254 000 habitants.

L'Egypte n'a pas accordé pas la nationalité à ces habitants qui sont demeurés sans statut.

En 1967, Israël conquiert ce territoire (Outre le Golan syrien, le Sinaï égyptien et la Judée Samarie jordanienne) mais en raison des difficultés liées à l'occupation militaire, Arik Sharon premier ministre décide son évacuation en 2005.

Les militaires qui ont servi à Gaza témoignent du danger permanent qu'ils ont vécu en tant qu'armée d'occupation.

Israël y avait développé toute une économie florissante tant agricole qu'industrielle. Tout a été démonté et les Israéliens évacués de force.

Le traumatisme fut énorme mais ont ne pouvait mobiliser toute une armée pour protéger 25.000 colons.

C'est la raison pour laquelle des localités voisines à la bande de Gaza se sont développées puis ont accueilli les évacués.

Depuis 2005 y sévit le régime terroriste Hamas issu des Frères Musulmans et inféodé à l'Iran. Aucune économie n'y a été développée (Sauf celle de l'armement) et ce territoire dépend entièrement d'Israël pour les énergies, l'eau, l'alimentation. La population manque de tout et seuls ceux qui sont autorisés à travailler en Israël sortent de l'extrême pauvreté qui y sévit.

On a du mal a cerner les capacités militaires du Hamas mais le Modi'in, service de renseignement israélien dispose d'informations précises sur la composition hiérarchique de cette armée.

L'armée de l'air frappe et détruit depuis 5 jours tous les bâtiments servant d'abri aux membres du Hamas et possède la liste exacte des terroristes qui ont participé à l'attaque surprise du 7 octobre.

Leur maison est systématiquement détruite.

En principe l'armée prévient les occupants avant les frappes. Est-ce le cas pour eux ?

Les images diffusées démontrent que des secteurs entiers sont détruits. Mais le nombre de victimes civiles et très limité par rapport aux destructions constatées.

L'armée de terre est massée à la frontière, l'arme au pied. Environ 200.000 hommes, dont une partie doit permettre de sécuriser les localités de OTEF AZA ( L'enveloppe de Gaza) qui se trouvent directement sur la frontière ou à proximité.

Rien ne se fera avant que l'armée de l'air ait nettoyé les infrastructures du Hamas et désarticulé son commandement. Elle doit réaliser un corridor sécurisé pour que les blindés puissent avancer et neutraliser les dernières poches de résistance.

En attendant, le gouvernement de crise a été étendu aux représentants de l'opposition qui ont prêté serment devant la Knesset.

La ville de SDEROT lourdement frappée lors de la rave partie sera évacuée. (23.000 habitants)

Le lite motif consensuel du combat Hamas = Al Qaïda = DAESH démontre le changement de logiciel. Nous ne sommes plus dans une opération limitée, mais dans une guerre dont le but est d'éradiquer le Hamas.

Ceux qui imaginent qu'une négociation pourrait permettre de limiter le conflit se trompe gravement.

On ne négocie pas avec DAESH.

Nul pays ne peut tolérer un Etat terroriste islamique à ses portes. Si la population est otage de ses dirigeants, elle devra leur demander des comptes.

Israël n'est pas comptable des exactions du Hamas que ce soit en ses murs ou à Gaza.

Les States ont donné leur feu vert et complet soutien. Les Européens vont rapidement tourner casaque. Ils vont faire face à une population qui s'identifie avec la Palestine. Paix sociale oblige. Ils ont les mains liées.

Ce n'est pas le cas d'Israël dont la population arabe n'approuve pas ce qui s'est produit.

A noter qu'aucune tension n'est à déplorer entre juifs et arabes israéliens. Le choc des images a été trop violent.


Commentaires

  1. Merci de ce rappel sur l'origine de GAZA qui vient à point nommé même si une lettre antérieure en 2023 y était déjà consacré.Comme je l'ai écrit par ailleurs, ici sur les plateaux TV les supputations sur les négociations vont bon train.Tout y passe.Hamas, Turquie, Qatar où notamment logent les dirigeants du HAMAS,IRAN ...et j'en oublie.Je comprends que l'heure n'est pas aux discussions.D'ailleurs la vraie question plus qu' "avec qui ?" ou "avec l'entremise de qui ?;" c'est plutôt sur "quoi?" ,d'ailleurs ...s'il s'agit des otages on ne voit pas bien pourquoi la horde les libérerait.On pense au désarroi des familles.

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