Lettre 296 La victoire au Nord
Il faut le dire.
Haut et fort.
Israël est de retour.
Crier victoire? Certes non.
Mais en deux petits mois, l’organisation terroriste décrite comme celle de tous les dangers, sur armée, capable de mettre le pays à feu et à sang, s’est effondrée.
Plouf!!
Devant un Monde médusé par la capacité des services secrets d’infiltrer le Hezbollah, d’éliminer le haut de la pyramide par un coup de magicien; alors oui, Israël est de retour.
Et cette victoire est à attribuer à deux corps d’élite: l’aviation avec ses frappes ciblées et surtout le Modi’in (service de renseignements) qui fournit toutes les indications nécessaires.
Y a t il une seule action victorieuse à mettre à l’actif du Hezbollah? Un seul haut fait de bravoure? Un acte dont il pourrait se glorifier?
Lo!! Nada!
Où était donc cette armada de 150.000 terroristes qui était sensée faire face à Tsahal? Ni son, ni image.
Elle a certes usé à l’envi de son arsenal de missiles qui a mis Israël aux abris. Jusqu’à 250 en un seul jour!
Ces derniers jours, la situation au Nord était critique.
Par contre le Hezbollah présente un grand danger: Sa force réside dans la guerre d’usure, les actions ponctuelles répétées de terrorisme meurtrier. Viser les populations civiles.
Et c’est précisément la raison principale de cet accord de cessez-le-feu.
Ne pas s’engluer dans un conflit après que l’essentiel de la banque de cibles ait été atteint.
Car la faiblesse de Tsahal est flagrante: Une armée puissante dans les guerres éclairs, mais incapable de mobiliser sur une longue période. Les réservistes étaient sur le point de déserter. Pas moins que ça!
L’état major en était conscient. Et l’admettait. Sans parler des pertes que redoutait chaque Israélien.
« Outar le Pirsoum » (publication autorisée) qui le nom d’un fils, d'un ami, d’un voisin, de jeunes soldats, le sel du pays! (Melach’ Ha Haretz)
Et en même temps rien n’est fini, tout peut recommencer, avant la fin de cette période de 60 jours, dans un an…Dix ans.
Et pourquoi?
Un seul front est calmé. L’Iran se réjouit de cette trêve qui permet de sauver les meubles de son proxy le plus cher à ses yeux. Mais aussi de limiter la casse au Liban avec le risque de voir la population se retourner contre lui.
Le Hezbollah affaibli, à genou, se retirant au-delà du Litani. Merveilleux! Mais toujours en armes. Dictant sa loi au gouvernement fantoche d’hommes politiques corrompus qui tremblent. Incapables de se débarrasser de cette sangsue qui gangrène le pays.
Cet accord ne change rien à cette mainmise de l’Iran sur ce pays exsangue.
Voilà bien la pierre d’achoppement, le hic.
Et comme d’habitude, le monde regarde le doigt du sage et non la lune. L’arrêt des combats sans supprimer la cause est un gage de reprise future.
Une partie importante de la population critique cet accord qui vient trop tôt. Le travail n’est pas terminé et il était possible selon certains de permettre au Liban de retrouver son autorité politique et militaire.
Et la France en pleine crise politique devrait réactiver la FINUL, ce « machin » qui a prouvé son inefficacité. Ça ressemble à une blague belge.
On peut comprendre la colère des habitants du Nord qui refusent cet accord qui ne supprime pas le danger.
Pourtant tous étaient d’accord et se suffisaient d’un retrait du Hezbollah au-delà du Litani. Mais la confiance n’y est pas.
Israël se retire. Le Hezbollah va revenir. Et ce ne sont ni les Français, ni l’armée libanaise qui les en empêcheront. Déjà la population libanaise reprend possession des villages près de la frontière. Civils ou terroristes? Certainement les deux mon colon!
Et si on y croyait; un peu! Qui sait. Un pari qu’une mère, un père a du mal à accepter.
Et pourquoi?
Car cette campagne du Liban 3ème du nom a révélé que tout était prêt pour l’invasion de la Galilée.
Comme à Gaza, le Hezbollah avait mis à profit les vingt années depuis la guerre de Liban 2 pour creuser des tunnels jusque sous la frontière pour envahir la Galilée, pénétrer en masse avec des armes lourdes stockées dans les villages frontaliers. Prendre des milliers de civils en otage.
La aussi on a rien vu. La aussi des habitants frontaliers ont mille fois alerté qu’ils entendaient creuser sous leur maison!
Notre chance c’est que le 7 octobre, le Hezbollah n’était pas prêt et s’est fait devancer par le Hamas qui ne voulait plus différer l’attaque.
Une action concertée aurait provoqué une Bérézina!
On comprend mieux les réserves émises par les déplacés du Nord quant au danger. Mais les jours qui viennent vont amener l’apaisement. Un calme qui avait disparu depuis 14 mois. Ils crèvent d’envie de rentrer chez eux, quitter les hôtels, réparer leur maison, reprendre la vie d’avant.
Le temps fera son œuvre. Netanyahu le sait. Dans 60 jours, on verra les choses autrement.
Mais se pose à nouveau la question: Pourquoi un accord identique ne se concrétise pas à Gaza? Pour libérer les otages. Cette victoire qui ne vient pas.
Il serait question d’une question d’agenda. Le moment ne serait pas encore venu. Le prix à payer est trop cher. On attend les soldes!
Le Hamas est en survie mais persiste à exiger la fin de la guerre et le départ de Tsahal. Netanyahu a une autre vision de la fin du conflit: Chasser le Hamas sinon l’exterminer, et avec lui une partie des Palestiniens pour créer une zone tampon qui comprendrait tout le Nord de la bande de Gaza et plus si affinité.
Et toujours en surveillant l'opinion internationale comme le lait sur le feu.
Deux autres défis se posent désormais à Israël:
* La pression exercée désormais par l'Iran et le Hezbollah en Palestine version Judée Samarie.
* La réforme judiciaire ou changement de régime par menottage de la Justice et nominations diverses d'hommes fidèles au gouvernement.
C'est l'histoire du type tombé du haut d'un gratte ciel qui se se console en déclarant à chaque étage "jusque là tout va bien!"
La vérité c'est qu'au Nord, on vient de gagner 10 ans de calme relatif. Le prix à payer fut lourd.
Mais la dissuasion par le retour en force des moyens de destruction de Tsahal est notre meilleur atout. Effacé le chaos militaire du 7 octobre, mais pas les séquelles.
Je ne me lasse pas de te lire
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