Lettre 339 Raser ou quitter Gaza
Regarde bien autour de toi et vois.
La question n’est pas de savoir si nous autres Juifs avons bien fait de créer un État refuge en terre d’Islam.
Le 20ème siècle a été le temps de la création de multiples États dans le monde après la décolonisation. Des États qui n’avaient aucune existence préalable. Par simple découpage de l’Empire ottoman vaincu. Alors pourquoi pas un État pour les Juifs. Peuple mille fois martyr.
La question demeure de savoir comment l’ancrer définitivement dans sa terre ancestrale contestée par une idéologie mortifère qui s'avère le seul ciment qui unit un monde musulman prêt à s’étriper.
Il y avait contre Israël un consensus qui permettait de masquer les échecs de ces États à l’économie fondée exclusivement sur un pétrole bien éphémère.
encouragé par Bill Clinton, Yasser Arafat tend la main vers Yitzhak Rabin qui la serre après une hésitation
Une seule question: Israël a t il un avenir et sous quelle forme. Quelles conditions.
Car quand tu regardes bien la situation, rien n’est définitif. La guerre sévit par épisodes mais en continu depuis le retour à Sion. Perpétuelle.
Israël a certes bâti une armée puissante, une économie forte, une culture de l’excellence. L’ennemi s’est adapté, spécule sur l’humanisme occidental en sacrifiant sa propre population, en l’affamant pour mettre Israël au ban des nations.
Et ça marche. Le criminel travesti en victime.
Tu le vois. Tu l’écrit. Tu le crie. Mais rien n’y fait. Tu as tort. Le fort a tort. Le faible est entendu, soutenu, défendu. Et en pensant faire le bien, le monde devient l’idiot utile d’une stratégie qu’il ne connaît pas: La mort comme idéal, comme mantra. Un Djihâd où le peuple est un outil de guerre, une chair à canon. Pire encore, une négation de l’humain.
L’Occident ne voit rien, ne comprend rien, continue à appliquer ses principes humanitaires en terre de terrorisme.
Que faire? Écarter les critiques d’un revers de manche?
Sous l’égide des présidents américains successifs, tout a été tenté pour prendre le chemin de la paix. En ce compris la notion de « deux peuples, deux États ».
Les Palestiniens ont toujours tout refusé. Leur dernière revendication: Le droit au retour. Leur idée est simple. Prendre pied en Israël pour devenir majoritaires. On imagine la suite.
Si tu as tout tenté, et que tu admets qu’en face, on veut ta destruction, ta peau, ton scalp, vas tu continuer à tendre la main en vain?
Si tu veux partager la terre, mais qu’en face on veut tout, le lait, le beurre, l’argent du beurre et la crémière, tu vas regarder les forces en présence.
Et tu conclus que ton adversaire n’est décidément pas en situation d’imposer quoi que ce soit. Tu peux l’écraser comme une mouche, mais ta culture te dicte la retenue. Car tu es toi-même le descendant d’un peuple martyr, opprimé, persécuté.
Et puisque ton ennemi se cache derrière sa population pour t’empêcher de l’atteindre, la sacrifie pour mieux t’accuser de génocide, l’alternative est simple: Subir ou perdre ton âme.
Subir, c’est soit une lâcheté soit une faiblesse. Ou les deux à la fois. Et tu as perdu la guerre. Le Hamas demeure le maître des lieux et tu n’as rien résolu.
Alors s’impose l’usage de la force. Quel qu’en soient les conséquences. Ton adversaire le ferait s’il en avait les moyens. Il le fit le 7/10. Mettre tout à feu et à sang. Déclarer qu’il n’y a pas de civils, mais que des terroristes. Le 7/10, les « civils » se sont comportés pire que des terroristes.
Où est le problème? A la guerre comme à la guerre! Terrorisme contre terrorisme. Pas de quartier.
Quel est le plan? Ton pays fait 15 km de large par endroit. Indéfendable. Il faut donc annexer la Judée Samarie. Gaza itou. Il y a des dommages collatéraux. Mais qui en est responsable? C’est le Hamas qui refuse de rendre les armes. Il faut donc raser, brûler, déplacer les populations. Cette population qui continue à s’identifier au Hamas.
Tous coupables. Ils méritent donc leur sort, leur souffrance, leur malédiction.
Voilà donc résolue la question palestinienne. Ni État, ni peuple, ni destin. L’errance, une Nakbah définitive.
Une partie transférée en Égypte, en Jordanie, en Indonésie …… Ou en France qui leur reconnaît désormais le statut très prisé de réfugié.
Voilà bien ton pays, dirigé par la droite extrême avec un programme nihiliste qui t’isole du reste du monde. Mais à tes yeux, il n’y a pas le choix. Après le 7/10, tu arrêtes de jouer. C’est fini. Daï !!! (Ça suffit)
Un seul impératif: La sécurité. Et pourquoi parler des otages; ils sont tous morts ou cassés. Des zombis.
C’est ici que la parodie s’arrête.
Car tu peux te laisser aller jusqu’à déshumaniser ton ennemi. Mais comment oses tu le faire pour tes frères? Les abandonner à l’ennemi tout en sachant qu’ils subissent une torture physique et mentale. De chaque jour; de chaque instant.
Le prix à payer! Le prix de la sécurité. Pour éviter la réitération du 7/10. Occuper, annexer, détruire, chasser, perdre son âme pour assurer sa sécurité.
Mais de quelle sécurité parle t on ?
Le Hamas est le cadet de tes soucis. L’Iran et ses auxiliaires vont reprendre les hostilités qui ne sont que suspendues. La Turquie veut prendre position en Syrie. Et chaque coup asséné contre Israël sera légitimé par un monde vent debout contre nous. Trump se taira, détournera le regard.
Plus une voix pour nous soutenir. Sanctions financières, fermeture des frontières, et une économie en chute libre.
Mais en sécurité!!!
Et la France, grand ami d’Israel, remet une couche quant à la reconnaissance de la Palestine. Une façon détournée de délégitimiser Israël.
Alors regarde. Tout ceci n’est fondé que sur un postulat: Pas de paix possible. Tout a été tenté en vain.
Tout? Vraiment tout?
Non, Israel n’a pas d’avenir avec ce plan inhumain.
Et pourquoi? Parce que ça n’est pas nous. Ca ne nous ressemble pas. Qui voudra encore vivre dans un tel pays? Avons nous construit cet État pour devenir les parias du monde. Certes non. Le destin d’Israël s’inscrit dans une paix à construire avec ses voisins. Sinon il fallait construire le pays en Ouganda. Et s’il y a un ennemi à réduire, c’est l’Iran et non une population qui se trouvera toujours à nos frontières, qu’elles soient actuelles ou étendues par diverses annexions. Et qui pourra encore davantage réclamer le droit au retour vers Gaza.
On ne résoudra pas un problème en l’effaçant. Tu le chasses par la porte, il revient par la fenêtre. Il y a toujours une clé. Il suffit de la trouver. Le temps fait son œuvre. La paix avance. Il ne demeure que quelques îlots d’animosités à nos frontières.
Il a été démontré par le passé que la force ne résout rien. Elle est illusoire, éphémère et génère des répliques douloureuses. Le 7/10 en est une illustration.
Le risque est énorme: Tomber dans le piège que nous tend le Hamas. Devenir l’Etat le plus abhorré de la terre. Nous aurons perdu notre âme et notre terre.
Soyons attentifs à ce que les portes de l’enfer ne se referment pas sur nous.
A bon entendeur salut!
Et déjà ce gouvernement qui voulait affamer les Gazaouis vient de rouvrir largement les accès à l’aide humanitaire bien que sachant que le Hamas en profiterait très largement. Ce retour à l’accès massif de l’aide humanitaire imposé par Trump était l’une des contrepartie à la libération des otages. Netanyahu a cédé face à la volée de bois vert médiatique.
Reculade après reculade, la voie choisie parait sans issue.
Au fait savez vous pourquoi le monde s'intéresse tant au conflit israélo-palestinien?
Parce qu'inconsciemment, il s'inquiète de ce qui pourrait se produire chez lui dans 10 ou 20 ans!
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