Lettre 350 Les jours terribles de Macron
Nous devrions être reconnaissant envers monsieur Macron. Le 22 septembre, il va allumer un cordon Bickford au bout duquel se trouve un explosif à plusieurs étages.
Le soir même de son allocution, jour du nouvel an, les Juifs du monde entier entreront en prière jusqu’au jour du Grand Pardon (Yom Kippour) qui prendra fin le 2 octobre.
Les Juifs ne vont à confesse qu’une fois par an mais sur une période de 10 jours. En plus, ils ne révèlent leurs péchés qu’à eux-mêmes selon un catalogue préétabli à la Prévert. Et aucune sanction ne leur est imposée. Il s’agit d’obtenir un pardon spirituel.
Et dans cette même période, les soldats de Tsahal vont s’activer sur des fronts multiples.
Au Nord au Liban-sud pour détruire les stock d’armes du Hezbollah encore présents.
En Syrie pour contrer les activistes envoyés par la Turquie ou l’Iran.
En Judée-Samarie où le Hamas tente de déstabiliser la région comme moyen de digression.
Au Yémen, pays terroriste qui poursuit chaque jour ses envois de drones ou missiles pour atteindre les aéroports israéliens et forcer les compagnies aériennes étrangères à y cesser leurs activités. Surtout en période de fêtes.
À Gaza où l’opération Markavot Gidéon B masse les tanks et les D9 (Énormes Caterpillars) autours de la ville comme image-choc impressionnante et démonstration de force avant de pénétrer au cœur de la ville.
Hamas n’arrive pas à retenir la population qui comprends que son rôle de bouclier humain ne mène qu’à la mort. Alors Hamas veut utiliser sa dernière arme. Celle que nous redoutions depuis des mois. Les otages comme bouclier humain, placés face aux soldats et entourés de terroristes.
Cela devait arriver. Nous y sommes!
Mais ce n’est pas tout.
La menace terroriste est partout. En Israël, mais aussi dans le monde, y compris aux USA. Le Mossad est sur tous les fronts.
Et voilà que Macron ouvre dans cette période critique un front nouveau ultra sensible. La condamnation internationale d’Israël. Car reconnaître un Etat palestinien à ce moment précis, c’est inscrire Israël dans le livre des maudits, des parias. Le mettre en danger. Pourquoi maintenant?
Et Netanyahu de se fendre d’une caricature dont il a le secret: « Préparons nous à vivre comme Athènes et Sparte ». Israël, le super-Sparte. Superman!
Sparte affronte Athènes
Au Vème siècle avant notre ère ces deux villes se sont livrées une guerre sans merci pour la suprématie. La guerre du Péloponnèse qui dura trente ans. Des alliés de Sparte changèrent de camps considérant que Sparte menait une guerre sans concessions et sans recherche de la paix. (D’où l’expression « Spartiate ») Athènes sera vaincue mais la domination de Sparte sera de courte durée. Au final, à l’issue de cette guerre les deux belligérants en sortiront affaiblis et exposés à la vindicte d’autres puissances. (Alexandre le Grand)
Macron serait cet ami qui retourne sa veste et change de camp pour nous affaiblir. Et son affirmation selon laquelle cette reconnaissance est la meilleure façon de mettre le Hamas en difficulté ne tient pas l’eau. C’est un acte de trahison.
Voyons cela.
Car si tous les ennemis d’Israël interprètent cette reconnaissance comme un appel au Djihâd avec la bénédiction des Nations Unies, tous les fronts pourraient s’allumer spontanément pour venir au soutien du Hamas à Gaza.
Jusqu’à présent, le conflit israélo-palestinien donnait lieu à des affrontements sporadiques avec des poussées de fièvre nommées Intifada. Une forme de soulèvement populaire, contre une force militaire d’occupation.
Mais la reconnaissance d’un Etat palestinien va complètement modifier l’appréhension du conflit. Les organisations terroristes seront considérées comme des forces de résistance, de libération, d’insoumission. Comme le furent l’Irgoun de Bégin, le Maquis du Vercors, le FLN d’Algérie. A chacun son modèle devenu légitime après acquisition de l’indépendance.
Et Tsahal perdra son auréole pour devenir force de répression et de persécution. Rien que ça.
Du moins dans la construction mémorielle de l’Occident. Car le pli est pris. La définition du génocide place la barre au ras du sol lorsqu’il s’agit d’Israël. Aucune contre-propagande ne pourra inverser la tendance. C’est un fait acquis.
Et sur cet élan, c’est l’Iran qui pourrait bien se réveiller de ses cendres et envoyer ses milliers de missiles encore en stock.
Macron a t il envisagé un tel scénario? Une telle responsabilité?
Et il n’y aura personne pour le blâmer.
Une telle attaque coordonnée pourrait bien épuiser les stocks d’armements israéliens avec un réapprovisionnement en pointillés. Et mettre Tsahal en difficulté faute d’effectifs suffisants.
Mais tout ceci ne pourrait bien n’être que pure élucubration. Et ne ne faut pas attirer la foudre.
Pourtant nous voilà bien dans un contexte défavorable bien apocalyptique. La veille d’une bataille décisive.
Tsahal a entraîné les jeunes soldats au combat de rue dans les décombres d’une ville fantôme. Le danger sera partout. Tout le temps. Voilà qui promet. Trois soldats qui frappent à la porte des parents…..Avec une nouvelle bien amère.
Et vous vous interrogez en appuyant là où ça fait mal.
Est-ce bon pour nous? Décidément non!
Comment en est-on arrivé là? Par des choix qui nous mènent à une seule voie. La confrontation faute de négociation. Sparte dans toute sa splendeur.
Pouvait-on aboutir différemment? D’autres scénarios ont-ils été envisagés? Le gouvernement semble en phase avec la situation qui correspond à sa stratégie: Envahir et occuper Gaza. Quoi qu’il en coûte.
Même au prix de l’effondrement de tous les accords de normalisation et de paix considérés alors par Netanyahu comme historiques. Et la presse interroge: « Bibi, où nous emmènes tu? Vers quelle défaite complète? »
En pratique, puisque Netanyahu est persona non grata, recherché par la justice internationale, alors que chaque citoyen partage cette exclusion. Soyons solidaire dans ce naufrage!
Le chef d’état-major a déclaré que Tsahal exécuterait les missions opérationnelles décidées et définies par le niveau politique. Mais il a exhorté le gouvernement à lui donner une feuille de route.
Hors de question de partir au combat sans en connaître la finalité. Le général en chef Zamir veut savoir ce qu’il adviendra de la gouvernance de la bande de Gaza. A défaut, ce serait combattre pour combattre et devoir comme à chaque fois, revenir à nouveau sur des zones de combat déjà occupées puis abandonnées au Hamas.
Drôle d’exigence s’il en est! Veut-il par la renforcer le moral des troupes? L’extermination du Hamas ne serait pas pour lui une fin en soi. Ni la libération des otages.
Il veut connaître le plan du « jour d’après ». A qui devra t il remettre les clés de la gouvernance. Comme s’il redoutait une gouvernance militaire prolongée qu’il abhorre et dont il sait les affres.
Et bien évidemment, le gouvernement s’abstient de répondre à ses incantations. Car le dilemme de l’annexion de la Judée-Samarie suffit à se fâcher plus encore avec l’opinion internationale. Alors enfoncer le clou avec l’annexion complémentaire de Gaza paraît trop dur à faire avaler.
A chaque jour suffit sa peine.
Zamir nous donne rendez-vous au 31 janvier 2026, date probable de la soumission de la ville de Gaza.
Hamas serait alors vaincu, mais présent partout et nul part, dans des tunnels ou masqué dans la population, fomentant des attaques sporadiques contre des soldats en position fixe, donc très exposés.
Zamir préfèrerait qu’une force internationale arabe prenne position avec une gouvernance civile qui permettrait à Tsahal de se retirer progressivement.
Il serait donc en phase avec le plan américain et opposé au plan de son gouvernement. Zamir, corps fidèle avec un mental d’objecteur de conscience. Il est l’incarnation vivante d’Israël! Le zéro et le un, le oui et le non, le positif et le négatif dans la même tête. Le pilpoul (casse-tête) perpétuel. Il devrait démissionner mais pense servir la nation en freinant l’appétit dévorant des politiques. Il veut protéger ses soldats et refuse d’être le général de Sparte.
Et c’est ainsi que nous allons aborder cette période des jours terribles. Et toutes nos prières n’empêcheront pas Macron d’allumer la mèche. Il le fait naïvement ou de façon intéressée, mais pour notre bien pense t il. Il le fait pour exister à l’international puisqu’il est rejeté à l’intérieur. Selon lui, reconnaître la Palestine serait le meilleur moyen de mettre le Hamas en difficulté. Mais il donne ainsi une prime au crime perpétré le 7/10.
Comme vous le savez, donner, c’est faire une bonne action. Mais donner à une entreprise malveillante, c’est la pervertir. C’est précisément ce que fait Macron. Il donne la main à l’axe du mal. Mal lui en prendra.
La providence vous envoie des signes. Il faut savoir les interpréter. Parfois, ils sont sujets à double interprétation. Voilà bien le dilemme.
Un Juif polonais arrivé en Amérique cherchait du travail pour subsister. En passant devant une synagogue, il voit une affiche « Recherchons un Bedeau »
«Chamess in die Shiele! Ça c’est pour moi! »
Le Parness (Président de la communauté) lui demande s’il parle bien anglais. Il lui répond en Yiddish « Avadé! ». Bien sûr! (que non en fait).
« Ah, vous ne répondez pas au poste »
Et il s’en va.
Bien des années plus tard, une limousine à rallonge s’arrête devant ladite Shoule (Synagogue) et en sort un petit gars avec un énorme cigare. Reconnaissant le président sur le parvis, il l’interpelle pour lui annoncer qu’il veut faire un don généreux.
Impressionné par le montant du chèque, le Parness lui demande: « Mais qui êtes vous donc? »
« Le roi de la chaussette! »
« Et comment êtes vous arrivé à une telle fortune? »
« C’est très simple, en arrivant de Pologne, je ne parlais pas anglais. Si je l’avais parlé, je serais aujourd’hui Chamess (Bedeau) dans votre Shoule. »
Ce petit homme avait su détecter le signe du destin. Une porte s’est fermée devant lui, il n’a pas insisté. Et bien lui en a pris.
Macron et Netanyahu devraient méditer ce trait d’humour juif. Ne voient ils pas le message divin en grosses lettres: « Attention, terrain miné! »
Normalement présenté un moyen de s'orienter vers une fin du conflit , la reconnaissance d'un Etat Palestinien ne fera que l'attiser. D'autant plus, que tous les pays ne sont pas du même avis,mais en notant aussi pour faire bonne mesure que le PR français n'est pas le seul à défendre sa position de cette reconnaissance.
RépondreSupprimerCe geste que certains décrivent comme "symbolique" en pratique ne peut déboucher sur rien de concret.Au point où en est Israël avec GAZA , tout recul semble désormais impossible,quelle que soit la position des uns et des autres.Israël même divisée ne semble guère avoir le choix.Quant à Hamas, même réduit à sa plus simple expression dans un premier temps il renaîtra sous une forme ou une autre si même de surcroit son idéologie de résistance n'en tire pas une nouvelle légitimé.
146 pays ont déjà reconnu la Palestine sans que l’ONU ne l’accepte comme pays membre. Elle n’est qu’Etat observateur depuis 2012 car en 2011, Abbas avait tenté d’obtenir un vote favorable, mais les USA ayant annoncé qu’il opposeraient leur véto, il s’est contenté de ce statut d’observateur. Le 18 avril 2024 eut lieu un nouveau vote. La majorité était acquise mais les USA ont fait usage de leur véto.
SupprimerDonc demain, la reconnaissance par 10 pays complémentaires ne changera rien. C’est néanmoins, c’est une forme de soutien au Hamas comme organisation terroriste de libération. Une belle contradiction des termes. Mais c’est ainsi qu’elle sera reçue par les opposants d’Israël