Lettre 371 Groenland dans le viseur de Trump
Le pays où le soleil disparait en hiver.
Recouvert à 80 % par la calotte glacière d’une couche qui avoisine par endroit les 3 km. Où les températures atteignent - 30 degrés.
Bref l’empire des pingouins. Mais avec tant de ressources en matières rares inexploitées et une situation géostratégique de premier plan, à aiguiser les appétits des Chinois et des Russes tout proches.
Un territoire 4 fois comme la France avec une population de 50.000 habitants, armés de quelques traîneaux tirés par des Huskis.
| Aux confins de pays puissants |
Ce territoire inhabité aurait été investi en 982 par un paria, Erick le Rouge, chassé d’Islande pour meurtre, et qu’il colonisa sous le nom de « Terre Verte ». Groenland. Les Vikings puis les Inuits vont s’y établir.
Historiquement, cette terre fait partie de l’empire colonial du royaume du Danemark, lequel envoie une expédition en 1721. En 1814, la plus grande île du monde devient officiellement colonie danoise.
Pendant la seconde guerre mondiale, le Groenland passe sous contrôle des alliés et en 1946, les USA offrent le rachat de ce territoire considéré comme partie intégrante de l’espace américain selon la doctrine Monroe. Offre refusée par le Danemark.
En 1953 le Groenland devient comté d’outre mer avec une autonomie parlementaire accordée en 1979.
En 1985 le Groenland se retire de la CEE et devient un pays constitutif du Royaume du Danemark, et un territoire d’outre mer associé à l’Union Européenne.
Les Américain possèdent une base militaire à Thulé mise en fonction en 1941 et qui dispose de missiles balistiques.
Voilà le contexte.
Si ce territoire n’est pas à vendre, il ne dispose d’aucune défense sauf sous couvert de l’OTAN financé à 50% par les Américains.
Ce rachat se place dans la nouvelle guerre des blocs inventée par Trump, mais qui aurait une réalité: La faiblesse des instances et nations européennes.
Dans l’immédiat, Trump met les formes en se contentant de déclarations. Achat ou occupation.
L’Europe est à nouveau face à un dilemme munichois. Poursuivre la vassalisation débutée en 1945 ou entrer en conflit avec son allié en s’isolant face aux deux blocs qui se dessinent.
Mais qui imagine l’Europe dans toute sa splendeur, entrer en guerre contre la première puissance mondiale.
Trump considère que s’il ne franchit pas le pas, le Russe n’hésitera pas à le faire. On croit rêver. La Russie observe la fonte de la calotte glacière qui pourrait lui ouvrir un passage maritime vers l’Europe. Ses navires et sous marins atomiques rôdent dans cet espace hautement stratégique disputé avec les Américains.
L’Europe est face à un test déterminant. Elle doit choisir entre soumission (ce qu’elle fait avec succès) et isolationnisme ou séparatisme.
Une offre variant de 10.000 à 100.000 dollars serait sur la table pour chacun des 56.000 habitants. Quelques milliards de dollars. Une peccadille. Le Canada séparera ces deux pays. Il sera pris en tenaille.
Et pourquoi pas les pays européens par la suite. Ils ont perdu tout sens patriotique. Un passeport en vaut bien un autre.
Dans l’immédiat, le Groenland est la pièce la plus fragile du puzzle. Un tel territoire ne peut demeurer longtemps dans les mains de 56.000 personnes.
Quel est exactement leur titre de propriété? Tôt ou tard ce territoire tombera dans l’escarcelle d’un puissant voisin avide d’espace.
Le Danemark semble vouloir s'opposer militairement en envoyant la troupe. C'est une première entaille dans une organisation transatlantique nord bien entamée.
Un si vaste territoire hostile est-il véritablement défendable. Trump a pour qualité ou défaut bien connu d'être imprévisible. Quelle est sa vision des relations futures qu'il entend développer avec l'Europe?
Et que le Danemark a t il à gagner (Ou à perdre) d'une confrontation avec l'ogre américain. Comme vous le savez, le droit international subit une réécriture fonction des intérêts des puissants. Il semble bien que chacun se prépare à une confrontation sur fond de division du monde.
Le Groenland n'est-il pas le lieu idéal pour une nouvelle guerre froide qui s'annonce!
La légende raconte qu’un acquéreur juif aurait acheté un terrain à un Arabe local et que la limite du terrain aurait été fixée à l’endroit où une pierre, lancée le plus loin possible, serait tombée.
Ainsi aurait été créé Tel Aviv.
C’est une image parlante, presque biblique, qui vise surtout à illustrer l’idée d’un commencement modeste et improvisé.
En réalité, Tel-Aviv fut fondée en 1909, à l’initiative d’un groupe d’environ 66 familles juives, membres de la société Ahuzat Bayit. (Société de construction)
- Les terrains ont été achetés légalement, principalement à des propriétaires arabes, dans une zone de dunes au nord de Jaffa (Yafo).
- La répartition des parcelles s’est faite de manière très célèbre par un tirage au sort à l’aide de coquillages :
- des coquillages blancs portaient les noms des familles
- des coquillages gris portaient les numéros des lots
- Les limites des terrains ont ensuite été arpentées et cadastrées, selon des méthodes tout à fait modernes pour l’époque.
Trump pourrait bien jeter la pierre assez loin pour atteindre le pôle Nord et capter ainsi le Groenland.
Texte effroyable pour une région du monde encore vierge et propre,et qui doit être préservée.Que Donald aille foutre son merdier sur …….Mars ,Tchuss !!!! MG
RépondreSupprimerLa possession de territoires peut certes faire passer la geopolitique pour une science plus abstraite mais en fait reste la base terrestre de cette discipline ....et depuis des millénaires.
RépondreSupprimerC'est un retour aux fondamentaux par rapport à tous ceux qui intellectualisent le débat.
Et dans ce domaine le materialisme basique de Trump fait merveille.
En tous cas il créé la réaction et fait causer dans les igloos....je veux dire les chaumieres où l'on semble un peu se réveiller😊