Lettre 380 Journal de guerre jour J 1
Un Chabat ordinaire. Sortie vélo à 8-00. Temps frais 13 degrés, sortons couverts! Peu de circulation.
Puis subitement une sirène. Pas celle d’une ambulance. Celle qu’on n’attendait pas. Qui s’était tue depuis des mois. Un enfant de 10-11 ans qui promenait son chien fait signe de le suivre pour se mettre à l’abri. Il est pâle. Stressé mais, sans précipitation, s’installe dans la cage d’escaliers. 8 h 15. Une première information par le téléphone indique qu’Israël vient de lancer une attaque préventive contre l’Iran.
Une seconde indique qu’il s’agit d’une alerte générale pour inviter la population à demeurer proche d’un espace protégé. Bref rentrer chez soi. Comme au bon vieux temps du Corona.
Sortie vélo annulée.
Et chacun d’allumer son téléviseur. Les chaînes israéliennes sont sur le pied de guerre (Sic) et diffusent en continue. Le calme revient. L’épée de Damoclès demeure sur l’ensemble du pays. Houties, Hamas, Hezbollah, qui ouvrira le feu en premier.
Cette attaque a commencé vers 7-30 de concert avec les USA. Alors revient en mémoire l’annonce des autorités américaines invitant ses ressortissants à quitter Israël sans délai, et si possible le jour même, tant qu’il y a des vols. C’était hier. Comme un coup de tonnerre dans un ciel azur. Mais si peu crédible en pleine négociation.
Et pourtant.
Les rues se vident. Quelques rares véhicules. Israël retient son souffle. L’armée de l’air a pour mission d’anéantir les pas de tirs de missiles pour minimiser le risque de répliques. Et de viser les planques des dirigeants iraniens. Faire tomber le régime.
Le Mossad a envoyé un message de soutien à la population: « Nous sommes à vos côtés ».
Trump avait promis. Trump a tenu parole. On ignore s’il s’agit d’un coup de semonce pour tordre le bras aux Ayatollahs ou la fin de la négociation.
Le destin du Moyen-Orient va se jouer dans les heures, les jours qui suivent. L’espace aérien est fermé. L’aéroport Ben Gourion se vide. Comme une huître, Israël se referme, se contracte. Se fige. Toutes les dissensions politiques sont remisées. Tous solidaires derrière Tsahal. On est si fier et confiant dans les capacités de l’armée de l’air.
Les images qui nous viennent de Téhéran nous donnent peu de renseignements sur l’ampleur de l’attaque et des dégâts subis. De simples colonnes de fumée.
Les premières mesures de sécurité tombent. Toutes les activités sont annulées. Écoles fermées demain.
L’armée rappelle les réservistes.
Israël est en guerre. Pas seul. Les USA aussi. Voilà qui change la donne.
Et dans quel but? Trump annonce la couleur: Libérer les Iraniens d’un régime terroriste qui les opprime depuis trop longtemps. Il appelle au soulèvement.
Nous ne sommes plus seuls. Mais aux côtés de l’armée la plus forte du monde. Va t on enfin frapper la pieuvre entre les yeux? Anéantir ceux qui prônent notre destruction.
Une énigme demeure. Pourquoi Trump, pourquoi ce grand pays, pourquoi lui seul se trouve à nos côtés?
La réponse devrait être d’un simplicité biblique. Les forces du bien contre celles du mal.
Et à l’inverse. Pourquoi le monde est il indifférent au drame qui se déroule en Iran, en Israël. Question tellement simpliste. Tellement naïve. Enfantine.
L’histoire jugera les uns et les autres.
Le type tombé du haut d’un gratte ciel se console à chaque étage: « Jusque là tout va bien ».
Et finit par s’écraser au sol.
C’est exactement notre situation. Dans notre fort intérieur, nous savons qu’après les images de destruction en Iran viendront celles de destruction en Israël. Car la réplique ne tardera pas. Elle pourrait être violente.
Jusque là tout va bien. Merci.
Sortie vélo, partie remise. A quand? La rue se réveille peu à peu. Demain est un autre jour. Reprendre le travail, ses activités quotidiennes. Comme si de rien n’était. Comme un rituel.
« Ensemble nous gagnerons ». Ce ne sera pas un vain mot. Un avenir meilleur est entre nos mains.
Dans doute Trump ne voulait pas intervenir mais il savait que les Israeliens le feraient forcément et que donc l'appui des US serait necessaire.
RépondreSupprimerIl fallait en finir.
Laisser l'initiative aux israeliens est une pure question de forme car les actions iraniennes conduiront les US à des frappes qui de defensives deviendront un veritable engagement.
La suite n'est pas écrite.
Il est necessaire que sur le terrain la chute du regime puisse intervenir très rapidement.
Là est l'inconnue.
Il est tres peu probable que les gardiens du regime cependant deposent les armes.
Quant à l'armée c'est une autre inconnue.Une defection en masse n'est pas certaine.
Gageons que les israeliens par leurs infiltrations depuis longyemps permettront de hâter les choses au sol en ayant assuré qu'un affrontement entre factions rivales ne degénèrent pas ( trop)