Lettre 381 Journal de guerre J 2 + 3

En quoi cette nouvelle campagne militaire en Iran est-elle différente de la précédente?

L’appréhension est tombée.

L’opération conjointe Ham Kelavy de juin 2025 avait permis de décomplexer les forces israélo américaines sur la possibilité d’entrer en guerre contre l’Iran sans subir de lourdes pertes.

Mais après 12 petits jours, Trump avait sifflé la fin du match considérant  que le but était atteint: Destruction des sites nucléaires. Trump voulait demeurer homme de paix et ne pas être regardé comme un va t en guerre. 

Avion furtif américain. Frapper sans être vu.

Israël était resté sur sa faim. L’impression demeurait que dans toutes les opérations militaires, le monde occidental refusait de laisser Israël finir le travail.

Ce fut le cas en fin de guerre du Kippour en 1973 alors que Tsahal était aux portes du Caire. Itou avec Gaza aux portes du dernier bastion du Hamas.

Ainsi, on gagnait quelques années de calme grâce à l’affaiblissement de l’ennemi. Mais la menace n’était que repoussée. En quelques mois, l’Iran a reconstitué ses stocks de missiles et refusait de renoncer à son programme nucléaire.

La stratégie mise en place depuis des semaines est une mise à jour permettant de corriger cette erreur de programmation. Supprimer le virus, mettre fin au régime des ayatollahs. Cette fois, c'est Trump qui s'est aligné sur Netanyahu.

Car regardez bien: À quoi sert de tenter de détruire un programme nucléaire. L’uranium enrichi a été préservé. C’est donc l’idéologie qui soutient ce programme qu’il faut combattre. Faire tomber le régime annihilera le programme.

Les premières frappes de samedi à 7H15 ont visé les dirigeants iraniens. L’opération a été déclenchée dès que les services de renseignements ont repéré le lieu de réunion des cibles.

C’est le plan. Il fut fructueux dès la première heure. Le plan prévoit ensuite la destruction de tous les ressorts des forces de coercition. Et ils sont nombreux: Gardiens de la révolution, police des mœurs, armée, milice Bacidj du gouvernement. 

Les frappes des 8 jours qui viennent tendront à leur affaiblissement afin de libérer la population de leur emprise.

Ensuite, la rue fera le reste.

Mais il demeure une inconnue. Pour confier le pouvoir à qui? Aux personnalités politiques civiles proches du gouvernement actuel? Ou de l’opposition. 

Trump affirme disposer d’un candidat. Il est assez évident qu’on engage pas une telle opération avec tant de force en présence pour tourner casaque sans finir le travail. Cette fois c’est la « der des ders ».

Toute la construction des accords d’Abraham et de la reconstruction de Gaza dépend du remplacement du régime terroriste de Téhéran.

En parallèle, il serait question de retour aux négociations avec les dirigeants provisoires. Le président iranien tente d’obtenir un cessez le feu. Trump jouera le jeu. Il le doit aux Américains qui sont majoritairement opposés à cette opération. Jongler. Sachant que les Iraniens ne pourront se coucher et accepter une reddition. Ils le doivent à leur dirigeant spirituel éliminé. Ils le doivent à cette population qui les soutient et qui crie vengeance. Ce n'est donc qu'un jeu subtil des deux côtés.

Dans l’immédiat, les alliés ont la maîtrise complète de l’espace aérien. Ils détruisent méthodiquement les centres militaires et les rampes de lancement. Dans trois jours, l’Iran sera dépourvue de moyens de nuisance. 

C’est la raison pour laquelle l’Iran vient d’activer ses proxies et plus spécialement le Hezbollah du Liban. Ce dernier a lancé quelques rares roquettes. Rien de bien méchant. Surprenant. Mais il ouvre la porte à une réaction massive de Tsahal. Le porte avions Ford est ancré près de Beyrouth. 

L’éradication du Hezbollah fait elle partie du plan? L’armée libanaise s’est révélée incapable de désarmer le Hezbollah. Le Nord d’Israël demeure sous cette menace. 

Israël a mobilisé 20.000 réservistes. Tsahal bombarde lourdement des cibles y compris à Beyrouth. Une campagne Liban 3 semble figurer dans le plan général. Nettoyage par le vide.

Téhéran cherche à internationaliser le conflit. Pour la première fois, l’Iran tire sur ses voisins arabes sous prétexte d’atteindre les bases américaines qui s’y trouvent. Mauvais calcul. Si ces pays craignaient ce conflit et tentaient de dissuader Trump, ils y voient désormais une possibilité de se débarrasser du danger des Frères musulmans. Ils devront choisir leur camp et se rallieront à Trump. Encore qu’il leur en coûte de se retrouver ainsi alliés d’Israël. 

La question du pétrole sera déterminante. Trump ne touche pas aux installations iraniennes qui alimentent la Chine malgré l’embargo. Mais c’est la seule source de financement du régime des Ayatollahs. Sans pétrole, les soldes seront impayées. L’armée risque de se retourner.

La base française d'Abou Dabi a également été touchée. Pourtant Macron plaidait pour une désescalade. Une façon de pérenniser ce régime totalitaire. Ce camouflet appelle une réplique. Mais Macron ne considère pas l'Iran comme une menace.

La vie en Israël balance entre tentative de vaquer à ses affaires et courses aux abris. Le travail a repris pour ceux qui disposent de zones protégées proches. La scolarité sera suspendue certainement jusqu’à la fin de la semaine pendant les fêtes de Pourim. Les activités ludiques et sportives sont suspendues jusqu’à nouvel ordre. 

Sortie vélo, à vos risques et périls.

L’homme tombé du gratte ciel s’est écrasé au sol. Le missile a frappé de plein fouet une synagogue à Bet Shemech. L’abris situé au sous-sol a résisté malgré une frappe de plein fouet. Les victimes sont principalement celles qui se trouvaient à l’extérieur. Le bilan est lourd. Trop lourd. Fatalité. 

Quelqu’un a t il crié au crime de guerre?

Il y a un prix à payer. Le Dôme de fer n’est pas totalement hermétique. Seulement 95%!

Trump table sur une guerre d’un mois. Son intensité laisse apparaître une détermination sans précédent. Le monde semble encore sous le choc de la surprise. Et ce sont les appels à l’aide du peuple iranien qui vont peser dans la balance. L’Occident devra manger son chapeau et se ranger aux côtés de Trump.

Qu’on l’aime ou qu’on le déteste, il dispose de la force, de la détermination. Il est dans le sens de l’histoire. Il fait l’histoire.

Honte aux spectateurs lâches et insouciants. Il y a une occasion unique de débarrasser le monde d’une métastase. Reculer serait criminel.


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