Lettre 383 Le pouvoir de nuisance des Ayatollahs
Cette guerre pose une question: « Etes- vous prêts à agir pour mettre fin aux forces islamiques qui déstabilisent le Moyen-Orient depuis des décennies? »
Tout a commencé avec l’avènement du régime des Mollahs en Iran il y a 47 ans. Depuis, tous les pays où il prend pied, voient les populations souffrir des affres de la pauvreté, de la sous-alimentation, du désespoir.
La liste est impressionnante: Liban, Syrie, Yémen, Irak, sans oublier Gaza. Il suffit d’en accuser l’entité sioniste pour légitimer une guerre idéologique. Le peuple n’a pas le choix: S’enrôler dans le Djihâd ou crever de faim.
Que les choses soient claires. Il n’est désormais question que de la chute du régime, sans négociation, ou par reddition sans condition.
Et il est aussi clair que cet objectif doit se faire par des forces intérieures qui sont étouffées par un régime coercitif qui n'hésite pas à tirer sur la foule.
Alors regardez bien. L’idée est d’affaiblir ce régime, réduire sa force de nuisance pour permettre à ces forces d’opposition ou Kurdes de s’organiser.
Ça ne se fait ni en 8 jours, ni en un mois. Mais ça se fera. Car les Mollahs ne gagnerons rien à bombarder à tout va sur leurs voisins. Et ils sont condamnés à une bataille de survie dans laquelle il ne peuvent compter sur aucun secours ni intérieur, ni extérieur. La Chine parait temporiser.
L’élimination des dirigeants semble vaine car chaque bras de la pieuvre en voit pousser deux. Mais cette stratégie provoque une désorganisation, fut-ce de quelques jours. Une guerre de succession s'ouvre. Les successeurs doivent prendre des mesures de protection de plus en plus drastiques qui les entravent. En parallèle, les moyens de communications sont neutralisés tout comme les moyens de déplacement. Les dirigeants deviennent progressivement isolés. Les ordres arrivent après les contre-ordres. La paralysie s’installe. La désertion menace.
Ce régime va donc s’épuiser sous les bombardements qu’il ne peut contrer.
Et plus sa force de nuisance va aller en s’amenuisant, plus les pays qui se positionnent en neutralité passive, vont basculer dans la coalition. Il prendront le train en marche. Macron y a déjà mis un pied à son corps défendant. Il parle d'intervention défensive. Mais il amasse à son tour une mini armada qui sera la cible des Iraniens.
Alors que penser de la stratégie iranienne?
Provoquer une internationalisation du conflit, est-ce se tirer une balle dans le pied?
Tout pousse au succès de cette stratégie du pire:
* Un peuple américain majoritairement
opposé à cette guerre.
* L’Europe qui invoque la violation du droit international.
* La Chine qui ne peut souffrir longtemps de la fermeture du détroit d’Ormuz.
* Les pays du Golfe qui ont freiné des quatre fers.
Pourtant ces freins s’effacent devant la puissance militaire développée qui frappe avec efficacité y compris sur mer. L’opération lancée est une machine de guerre avec des cibles et des objectifs qui s’échelonnent dans le temps que met un canon à refroidir. Et nous n’en sommes qu’au début. Des forces supplémentaires sont en route. Plus on s’investit dans une guerre, plus il est difficile de d’en sortir sans résultats tangibles. Comme un lourd investissement qui implique des résultats.
Les Mollahs s’attaquent donc d’avantage contre les pays voisins que contre Israël. Contre ces pays arabes qui accueillent des bases américaines. Ces bases sont la cible principale pour frapper les soldats américains. Démoraliser ainsi l’opinion publique et tirer le tapis sous les pieds de Trump. Le syndrome du Vietnam.
Ceci explique aussi les frappes sur la base anglaise de Chypre et la base française des Emirats. Provoquer un affolement face à un possible embrasement. La fermeture du détroit d’Ormuz est un levier supplémentaire de nuisance qui va pousser l’opinion publique à s’interroger sur la nécessité d’une guerre qui n’arrange que les billes d’Israël.
« Qui veut perdre la vie pour protéger les intérêts de l’entité sioniste? ». Telle est la question.
A cet instant se pose la question de la détermination de Trump, malgré les réticences évoquées.
Inutile d’échafauder des scénarios complexes. Toute la construction d’un Moyen-Orient nouveau et pacifique passe par l’élimination de la pieuvre iranienne. Tout tombera comme un château de cartes.
Et Trump s’est attaché à cette réalisation immense que nul n’a osé entreprendre. Il se pose en grand manitou d’une vision nouvelle de l’ordre mondial. Une sorte de guerre très empirique du bien contre le mal. Manichéenne.
Il joue ici sa crédibilité dans un combat d’une légitimité incontestable. Incontestée. (Encore que…..) Et pour la première fois, sans intérêts apparents pour les USA.
Question incontournable: « Quel monde voulez-vous pour vos enfants? »
Une façon de forcer à choisir son camp. Avec l’Amérique de Trump et contre les forces du mal, ou isolé et frappé par des taxes. Trump entend cette fronde qui gronde en Europe. Une Europe qui se veut souveraine, indépendante de l’oncle Sam. Mais à la guerre comme à la guerre. Il n’y a que deux camps et la Suisse. Pas d’autre position. L’indépendance a un prix. L’Espagne antisémite en fera l’expérience avec le poids de lourds intérêts.
L’histoire nous joue des tours. Car voici que dans cette guerre, les pays qui voulaient camper sur la clôture et regarder Israël s’éreinter dans un conflit sans fin, sont interpelés, non par Trump, non par Netanyahu, mais par l’Iran.
Ironie de l’histoire! Car les Ayatollahs poussent à faire ce choix. Ils reprochent aux pays du Golfe de pactiser avec le Satan américain. Ils ont raison. Dans ce jeu duplice, l’Arabie Saoudite a essayé de manger aux deux râteliers. Un pas vers l’Iran, deux pas vers les USA. La danse d’Esternach.
Et tous n’ont qu’un choix possible: Haro sur le baudet iranien. Fut-ce aux côtés d’Israël.
Alors oui, cette guerre va faire mal au portefeuille. Mais elle est salutaire. L’axe du bien se dessine. A votre bon cœur mesdames et messieurs.
Et comme lors de la libération de Paris, tous deviendront résistants, les FFI de la dernière heure, et crieront victoire.
Mais attention. Modérons le propos. Trump fait face à un ennemi bien plus dangereux que les Mollahs: Son opinion publique qui pourrait bien le pousser vers une fin de conflit à bas coût. Et de concert avec les pays frileux. Le prix du pétrole flambe. L’opinion publique se façonne devant la pompe et le prix affiché.
Il est plus que grand temps de changer de source d’énergie. Au diable le moteur à combustion de l’ingénieur français Alphonse Beau de Rochas (Brevet déposé en 1862). Il a fait son temps.
Vive la voiture électrique.
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