Lettre 399 Ces Israéliens qui fuient le pays
L’Israélien est un grand voyageur. Il est resté trop longtemps confiné dans des frontières fermées et entouré d’ennemis. Lorsque les vols se sont démocratisés, il n’y eut pas un endroit au monde sans que l’on entende parler l’hébreu. Une sorte de sport national. Toujours comme explorateur, jamais en voyage organisé. De multiples opportunités se sont présentées pour travailler à l’étranger avec famille, armes et bagages. Une sorte de transhumance vers des eldorados financiers, comme un retour vers des racines encore fraîches. La Galout. (Vie en exil) Ce qu’il est convenu de nommer "Yerida". (La descente en contrepoint de l’Alya, la montée vers Israël). Comme pour remettre les pendules à l’heure, la recrudescence de l’antisémitisme devrait modérer cette tendance. Il n’en est rien. L’étranger, H’oule (חוץ לארץ) est toujours aussi attractif, tant pour les vacances, que pour une vie active hors frontière. Ainsi, nombre d’enfants sont nés à l’étranger et deviennent des bi-nationaux...