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Lettre 283 Le Hezbollah décapité

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L'esprit munichois serait-il de retour? Le monde occidental serait-il aveugle? Il semble remettre en question le bien fondé de l'élimination de son pire ennemi. "Son tour est venu". Une du journal Yediot  L'Etat américain voudrait à tout prix éviter une escalade. Mais il se trouve à 8.000 km du Moyen-Orient. Et plus il fait pression sur Israël pour qu'il cesse les combats, plus l'espoir de paix s'éloigne. Paradoxe qu'il convient d'expliciter. Le "Djihad" du Hamas et du Hezbollah n'est pas financé et armé uniquement par le Qatar et l'Iran. Il est encouragé moralement par un monde occidental qui raisonne avec ses principes qui n'ont pas cours en terre d'Islam. Les mouvements progressistes de soutien aux Palestiniens mollement dénoncés par les divers gouvernements sont ressentis ici comme un soutien aux Islamistes de tous poils. Mais il y a pire. L'encouragement est venu des gouvernements canadien, italien, anglais vo...

Lettre 282 Escalade ou cessez le feu

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Et c’est toujours la même chanson! Lorsqu'Israël est en passe d’infliger une raclée à l’ennemi, le monde occidental se mobilise pour freiner ses ardeurs. Posez vous donc la question du pourquoi et du comment? Emmanuel Macron à l'ONU Que ce soit en 1967 ou 1973, ou à chaque opération militaire au Liban ou à Gaza, Israël est entravé par un monde occidental qui a peur. Mais de quoi? Par le passé, c’était principalement d’une crise économique majeure en cas de blocage du détroit d’Ormuz  par l’Iran par où transite le pétrole des pays de Golfe. Aujourd’hui s’ajoute la pression électorale et populaire des citoyens arabes qui deviennent de plus en plus influents, même aux States!! Le monde occidental préfère Israël sous les bombes, qu’un Israël culbutant les organisations terroristes. Comprenne qui pourra. Vite recadré le Macron qui voulait monter une coalition pour combattre les organisations terroristes. Et après avoir cherché une solution de trêve pour Gaza, voilà que le Liban occu...

Lettre 281 Haro sur le Liban

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 Il est des tableaux qu’on ne peut apprécier et déchiffrer que de loin.  Prenez pour exemple le triptyque « Guernica » de Pablo Picasso exposé au musée de la reine Sophia à Madrid. Ce tableau incarne l’horreur des bombardements de la ville éponyme lors de la guerre civile espagnol.  Le public ne peut l’approcher et doit l’observer à distance, sans quoi cette œuvre est inaudible. Il en va de même pour toute guerre historique. Au commencement, un mouvement patriotique unitaire tétanise le peuple qui se mobilise en masse. Après le 7 octobre, les arsenaux de Tsahal furent vidés. Non par manque de stock, mais en raison d’une affluence inattendue de volontaires venus du monde entier pour s’enrôler spontanément. 130%. Il a fallu en urgence se réapprovisionner. Tous ont le nez dans le guidon et ne voient pas plus loin que le bout de leur nez. Mais après un an d’une « drôle de guerre » , qui voit le Nord du pays transformé en Guernica et le Sud sans véritable solution, le recul do...

Lettre 280 Les Bippers du Hezbollah

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  Le Monitoba ne répond plus. Les terroristes du Hezbollah dans la tourmente. Quel sera le prochain objet piégé? Jamais dans l'histoire des services secrets une telle opération n'avait été organisée. Avec un tel succès. Cette opération a été préparée par le Mossad depuis de longs mois. Une véritable grenade dégoupillée dans un tiroir et qui a été amorcée au moment même où la décision a été prise de passer la vitesse supérieure à la frontière nord. Ces bippers commandés par le Hezbollah pour permettre de mobiliser en temps record ses responsables militaires ont explosé instantanément par échauffement de la batterie provoquant l'allumage d'un produit hautement explosif. Le mariage de la cybernétique et du renseignement. On se perd en conjecture sur l’origine de ce moyen de communication portant la marque Apollo d’une société vietnamienne. Celle-ci affirme que les bippers ont été fabriqués par la société hongroise BAC Consulting basée à Budapest à laquelle elle délègue sa ...

Lettre 279 Netanyahu héros oublié

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  8 mai 1972. Le Boeing belge de la Sabena parti de Bruxelles vers Tel Aviv devait faire escale à Vienne. C'est alors que six terroristes du groupuscule Septembre Noir prirent le contrôle de l'avion armés de pistolets et d'explosifs. Soldats de Sayeret Matkal déguisés en mécaniciens Après l'atterrissage sur l'aéroport Ben Gourion les terroristes exigèrent la libération de 315 Palestiniens détenus dans les prisons israéliennes. L'unité spéciale Sayeret Matkal reçu pour mission de mener l'assaut sous le commandement de Ehud Barak, futur chef d'état major puis premier ministre. Une section composée de 16 militaires devait se présenter au pied de l'avion comme équipe d'entretien pour remplir les réservoirs et apporter des vivres. Parmi ces combattants se trouvait un officier nommé Benjamin Netanyahu. Ehud Barak placé au pied de l'avion donna l'ordre d'assaut. Des tirs nourris se produire et une passagère fut tuée. Mais l'ensemble des ...

Lettre 278 L'Iran à nos frontières

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Israël n’a pas de frontière avec l’Iran, mais l’Iran est à nos frontières. Il faut intégrer cette réalité. Il ne s’agit pas seulement de proxies à caractère terroriste, mais de la main armée de l’Iran.  Ces frontières sont aussi poreuses que du gruyère.  Au Nord, la frontière avec le Liban a dû être renforcée ces dix dernières années pour protéger les villages situés à proximité directe. Mais on sait combien la topographie rend cette défense difficile. Coté Syrie, il y a une zone tampon démilitarisée sur le Golan côté syrien où se trouve la ville de Quneitra. Au Sud, la frontière avec l’Egypte a été hermétiquement clôturée et aucune intrusion n’a été déplorée. La frontière la plus longue est celle qui longe la Jordanie sur 309 km du lac de Tibériade à Eilat. Un accord de paix a été signé le 26 octobre 1994 lequel fixe la frontière qui passe le long du Jourdain comportant trois passages: * Passage du Jourdain (Pont du Sheikh Hussein) près de Beit Shean  * Pont Allenby (Pon...

Lettre 277 Comment Netanyahu a torpillé les négociations

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Les otages représentent  un capital entre les mains du Hamas. Ce capital doit lui permettre d’assurer sa survie. Si ce capital perd sa valeur, Hamas les exécutera parachevant ainsi la tuerie du 7 octobre. Personne dans le monde ne s’en émouvra, tout comme personne n’a levé le petit doigt pour les six otages lâchement exécutés.  Ils seraient cent encore en vie. Avec leur famille, cela représente un petit village français. Subitement la question des otages qui n'était qu'un élément douloureux de la guerre, devient incontournable, prioritaire, une question fondamentale de la société israélienne, ce d'autant plus que la négociation est en panne. Sinouar, l'homme à abattre La trêve de novembre a permis de libérer 110 otages. Preuve qu’une négociation est possible, même avec ces terroristes cruels. La seconde négociation qui dure depuis plus de 6 mois s’éternise. Pourquoi? Le prix à payer. Netanyahu serait humainement prêt à payer le prix exigé par le Hamas. Sortir de Gaza. N...